Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lX IIISTOII\E SOCI.\LISTE inlt'•rP~~t• la cr m:.h,c », (··e:--.l e fi, l.til. l1• f,tit an111-..anlou lragiqu••· Ur l'eo- ~cmhh•, clic ne ,e ,out'ic pas; les conséquence,, elle ne les r1•cherd1t, point. La ma,,P Iil au jour le jour el, friande cl'incitl,•nl~, après avoir ri parce qu'on lui ra,·ontc 11nc de, gou1er11,111b ,aut,·nt de, fen(Hre•, l'ile sinclic:nP à la p,•n,i•e qu'on a rnulu tuer un 1(1·11é1alq11·l'lle nppelle IP h,'ros clïlalie, el qu'elle 11 rn rnenir d'Es:i•pl<' dan, une rumeur glorieuse. ü11 Fuuché a toujours heau jeu lor,qul', maitre de h,•aiwonp de houche,. il peut faire roi porter clan, la• ma•st•" (11•,récih pathétiqu,·-. C'e,t u11espéculation ,ur IP cMé ro111a11esqu,• ù,· l'.inw populaire. Il l a lt,ujonr, eu de, malveillant- ou ,1,,, intèrr•,,r, qui ont fait ,·elle 'Jlf·,·ul ilion pour él-(arn le peuple. CP ljUi e,l fort remarquahll', c'i•,t 11uc, dan, un tP111p~clc dèprc--sion ou lie fatit;ur 1,én(•. raie, comme ,··tait l'aris et la Fran,·c i1 l't"JIO'IU•' qui 11·rn, occupe, c·e,t préci- ~èmenl à cette ma,,e, ,a!nte, incon,btante, malli'·alile à merci. que lt• ·~onH"rnemcnl dnil s·adre,,<'r el q11r c·c,t d'elle, clc sun inertie. qur dt•prnd le surt 1111pay,. C'e,t à Plie que ,at!re,,rnt le, prnd,trnalion, nomhr,•11-,-, placarck,•s dan, Pari-. L,, <leu, Con,f'ils lui di,pnt, par la pl11m,· dr Cab3ni, : "JI 1°,t temps de 1lonn1°r des <:arnnli,•s solides à la liherlt'• rl,•, ritoi••ns, it la souH•rainelè clu peuple, il lïntl,•prndance de, pouvoir, con,tilulionn,•l;, a la lh·p11bliq11c (·nlir., •lonl le no,n n'a -,•r,i !Jll" trop -onYent it con,acrer la Yinlation: il l'-t lcmp, 'fil" la !'randr nation ait un g01ner•1em,•nt dii,:nl' 11't"!lt•un !'<Ht1t•rnerllent f1•rn11• l'l --a>r,'. q11i puisse nous 1lon1wr une prompt•· l't ,01itl,• 1>aÎ\, et nous faire ;onir d'11n hunheur ,·éritahle. A onz,, heure, du soi1·, parai,,ail l'alfiche cle llonaparlf' : « Les itléc< cotJservalricc,, tuttlaire•, libérales sont r,·nlrées tians letll', droil, par la di-per,ion dPs farti1•11, qui opprimai1°1ll les Lo11seik l'uis Pnfin l'Oul'ht•, minislr,• de la police, ,.,, 11,c que • Ir µ-o,n,•rn,·mrnt 1 1tail trop f'aihle pour sot1ll'11ir la gloire de la lll'pul,liqu,• ronlrt• I,•, ennemis ,0 ,térie111·, el µ-arantir le, droits de, dtoyen~ contre les fa,·tio11Sdomc,tiqucs: il fallait -on:.;er à lui donner de la forceel rie la grandPur. • I.e puhlic, la mas,1•. rom parant ri':; proclamation• à celles de, coups ,!'Hal prén·dents, 1w puurnil être frappl'• qui' ,l'une chose : la morlfrntio11 cle, terme,, l'absence de ,:rrand, principe, direct,•urs dans la politique fulure. C'était l'exposé cl'nnP si>1le cl'opportunisnw. com11u• nous dirion,, et !'ou allait méml' ,e t(•pl'la,;, quP Ir gén,•ral Bonaparte avuil quillé 'üll f·pi·e pour prendre un co,tunlt' ci1·il et hien montrer ainsi qu'on n'alluit point instaurer un 1,1ouverncme11tmilitaire .. \u reste, Sieyès ,·tait là. Aussi. la leC'lure lait•• des proclamatinn,, l'on pa,sait ,·n hochant la tête : • rn cha11g-P111ent de plus ... • La seule préoccupation qui parait avoir vêrltabloment exist,· 111•ut ,P traduil'(' aiu•i : • Pourvu que nous ayou, la paix ... • Un rapport sur la puhlirati ..n de la « loi tlu Hl hrumaire •· par le commissaire clu pouvoir e1é1·utif daus le, divers carrefours, nous expose comme il suit l',ttlllude du public : " L'enthousiasme surtout 6lalt runnlrut6 a~ec une ;orll• d'explo,lon à l'anlllJnce des intentions du gouTernemenl,_.1ér6 ~

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