111S'l'Oll\E SOCIALISTE ri,•n,, la protrstalion du pr<'sident du tribunal criminel de l'Yonne, Barn,1h(•, tul loin d'èln· la seule qui s'élen\l. A Arras, Ir commissaire de l't•\ i:ou,e, nement ne veut pas rnrrgistrer les décrets du t0, et l'administrateur 1:oulliard rl(•missionnr. L'administration centrale du Jura alla jusqu'à clécrélrr dP faire marrher sur l',1ris unr troupe départementale - jamais lcn!e, du r,•,Le, - que comniandl•1·ait 11•citoyen Lémare. Le .lloniteur, le Joumal des 1,,,,,11,11·, lihf'es et la (;,.;:.rite de Fl'ancr nous ont conservé un grand nombre de nom, de fonctionnaires qui ont prote,té. Le gouvernement dut faire fermer de nomhreu, clubs jacobim à Clermont-1',•rrand, Melz, Versailles, Lyon. \ Toulouse, un commrncemenl de soulèvement fut organisé par la Société 1 opulaire des Jacobius, et il fallut que le général Fregeville intenlnl el Lint ,r, troupes prêles. Par contre et comm,· à Pari,, lrs royalistes croient à la lte:;tauratio:1, el la troupe qui, à Toulouse, élail prètr à marcher contre les ri•publicains, fut pn'te, à Bordt•a u,, il arrêter les réarlionnaire,. ~lai,, somme toute, en province on ne voit pas de mouvement sérieu, pour ou contre le coup d'Etat. et, au lendemain du IR hrumaire. on ne prend pa, parli, on attend. Les acte, qui I inrent furent précisément de nature à 1amener la confiance clans tous les esprils, el l'on se11tait de la parl du gou1rrnement comme un grand ùésir d'é1iter tous les chocs de conscience ou 11'01 inions. CIIAPITllE Il u: t:U'.\SCL.\T PRO\'hOlllf~ (11 Norcmbrc-t1 l)t!cembre 17!)!1). A. - LES ACTES Un clésigne sous Ir nom ,le Consulat provisoire la période qui va du :~, l,rumaire an \'Ill au :J nhù-e de la même année li nov.-:!\ déc. liOO). Aussitùt installés, les trois consuls - qui à tour de role présidaient au gc,u,·ernement pendant 1ingt-qualre heures - organisèrent les ministères. On ron,erva Cambacérès à la justice, Dourdon à la marine, l\einhard au, a!Tairrs otrangères. Pour les finances, Sieyès présenta le commissaire près l'administration des postes, l'habile Gaudin, et Bonaparte, aprè, avoir (•changé quelques paroles a1ec lui dans celle sorte de hâle fié1•reuse qu'il mit it tout au début de son adminblralion, lui dil: • Allons, prêtez serment, nous sommes pressés! 1 •A la police, malgré Sieyès, et peut-être même en raison de ,on opposition, Bonaparte voulut conserver Fouché, par qui il tenait aux• lerrorislh •· A la guerre, Berthier lut dans la main du genéral. Qu',nt à l'Intérieur, de qui dépendaient les services de lïoslruclion publique, on y appela 1. .ùbnoirt.r de Oaudio, t, 4.>.
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