HISTOIRE SOCI.\Llsn; n·a pas 1arié. On dit YaguPmcnl que quelquM houlani;cr,; rrlienrwnt 1 \ sols pour \ livres, lors qu·on leur offre rn payrmrnl unP piècr ,ur la,pielle il, onl il rendre; qu'nin~i ils nP rP11dtlnt <[u'un !'Ol~ur une 1iit 1ft' clr 1:--,~. l ti~ si on r..-clanw. ils ajoulenl il' sol qui manque. Ain-i, Ir pri\ murant t•,I ,·111:oi-e de 1:l ,ois les \ livrps, • L,1 polie" clc,rnait oplimi,le malgr" le malaise writable qui r(•gmril el, dès le :!:? rrurtidor. elle de1ait ,\ilarmer: "Lr- hc111langcrs, mécontents de ce qu'il nr leur a pas été permis 1ra11i;ment,•r I<•pri, du pain. diminuent la quanti lé qu'ils mrllrnt t'll ,·enlr: hi,•r, pJu,irurs houliqrws N,iienl ,icles à midi. Diffo'•r,•111r,npporls annon<'ent qu'ils se ,·un,·erl••nl pour fixer d'un commun accord I,• p1·i, dt•, 4 livr,•s à 11 ,ob, Pl ft•rnu•r I,•ur, honliques simullant.'mrnt, si un -cul trenlre ru, esl a1r·N~. , El le r,1pporl ajoul<' cellP indication ~rnv11: « 11y a eu, lt Caen, dan:-.ll1 commt111ccmcnl tif! ct. 1 mub, une émeute populaire pour Ir, hlés: ou forca lt's r111lil'al1•ur, qui se lrouvaienl au 111archt·de JiHPr il muilii• prix. 1'011, 1·1•11d\ es ,·ampai;ne, ,·uisines paraissent s'Urt• pré\"11111!1•cel événrmenl pour cesser le, approvi,ionnr111t•nbde ct•lle ,ille, cl le, prix des bit'S, qu'on y apporte en !'<'litt• qua11lilè, ont été ron,idérablemenl augmenl1's. On craint une noun11lc émeut,•. » Chaqur jour l'agitation, J'inquiétucle a111sme11Laienl. Les boulan'-ers arnient collrctil'emenl clemandé par p<\liliun la p,·rmi,,iun de hau,,l'r leurs 1•ri~, mai-.; ~n ,ain. « 011 remarque cle lï1u1uit'•t111le dan~ plusicur..;, quarlit 1r~ 1le Pari:;, llil lt• lrnllelin du 2;J fruclirlor, sur fa rareté rln pain. li a mar"I"" auiourd'hui à 0 h~un•s du matin chez quelqu,·s bouhngt•rs, à 10 heures the, d'autres. Le pain t•st hcauroup plus cher tians lrs cn,iro11s ,le Paris: lrs \ li>res •t• 1enrlent 1~ ou :!0 ,ois. li en ré,ult,• quo J,,, habitants d,•s camp11<J1esq, ui , iennenl a,ec ries eharreltes chargées d,• clher, ubj<'l•, n•mporlf'nl clu pain t•n plus grande quantile dh li' malin, les IJ, utiq,11•s des houl:111,:Prs ,ont plus tôt vidt>s.De lit de, plaintes el quelques ra~semble111e11ts,parmi lesqut•b se gli,si•nt tirs perlur!Jaleurs. On a l'nlenrlu dan, 1111 gronp,• u,1 parlicuJin qui disail qnf' lt>gouver,wnwnl, a!falll fait Ir 1u·ujet 1/'11111d• 1•su·1111•1•11 ,ln!JlP/f'rrr, lJ nwoyflil t!u blé d'a1Hniu 1 pour la .,ub,istan('f' (/1• l atnlN'. ))'autres disaient: Cl'ia 111•peul JHt> durt'I' · "" 11r ,e ,r111 plus d'l//1111,,1/1' d'aller à /11 yuerrr. • Hier, 1,:; heures du soir, un parliculierdr très mauvaise mine, entra che1. un boulanger rle la rue aux Ours n• iï. li ,·•tait r•n houpprlanrle clr gros ,Inp !{ris, guètres de la même coulN1r, chapeau il C'orne.s,on le crul militaire. \'oyant qu'il n'y avait plus de pain IJ!anc, il s·c,prima ,•11 ces Lt-rme,: " Le • peuph• e,l mûconlent dt• ,ou~, rnus 11•faill•s mourir d•• faim, mais fH'f•nez • garde, on tombera sur vous ,,t p,•ul-élre al'anl peu.» Le, boulang1•r, pPrsblent à soutenir quïl leur esl im1,os,;ible de fournil· à 1:3sols les '• livres. si le pri1 des f.lrine11 ne diminue pas, si les marchands cc,n,ervenl la faculté de l'augmenter à volonlé. On en cile quelques-uns qui ont vendu lt•nr, elf..t, pour acheter des farines el continuer leurs fournitures; d'a1iln•s, qui ont i•lé
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