IIISTOII\E SOCIALISTE l'usine, à la fahriqur. sans aucun mo_,·cn dr i:011,·oirrecouvrer leur liberté'· Faut-il rncore faim ressortir cr quïl y avail de m<Jnslrueu, à faire condamner comme vagabond -· si, moi~ de prison! - l'ouvrier qui travaillait sans livre!'/ Faul-il surtout insi:;ler sur :e caraclt'•re odieux d'un arrèlé qui, 11 tout artide, répète que la police ùoit i11tel'l'eni1·dans la vie ùu travailleur, qni, en un mot, repose tout enlier snr ce principe que l'ouvrier est un :;uspecl dans la société 7 Pour résister au, exigences patronales, pour consprver ou recouvrer leur liberté el leurs droits menacés, les ouvriers doivent s'unir. Nouô sa,011s que 1r pouvoir de Bonaparte ne le voulait pas el il raul dire, pour être jusle, qn'il ne rencontra aucune résistance. M. .\larlin Saint-Léon écril • <1ue la loi de germinal an .\1 el les arrêtés consulaires que nous avons analysés furent • impuissant i1 comprimer le mouvement ouvrier donl la rorte voussée conlinuail à alarmer le pouvoir, cependant si rorl, du Consulat. » ~l. ~larlin Saint-Léon trouve une preuve de la puissance ouvrière clans re\islence des s~ciélés secrètes de compagnon<. Or ces sociéléS, le gouvcrnrment le; po111·- suivil et fil rnn possible pour le, délrnire. Y eut-il de la résistance de la part des ouvrier~? On n·c11trouve pas trace. Si ùon,· la pous,i•e ouvrit:re uvail été si forte, il csl bien improbable que les compagnons se fussent laissé anéantir. En réalité, comme il n·y avait d'autres sociétés ouvrières que celles du cumpagnonnage, le gou,,crnemenl s'acharna contre elles. Les associations de rnm11agnonnagc groupaient des ouvriers nomades, ùes travailleurs qui faisaient le Tour de France' el non pas !es ;;édenlairP;. Elle, procuraient du travail au, compagnons el formaient dans les villes comme Paris, Lyon, :Slmcs, ~Jarseille, )tonlpcllier, Toulouse, Bordeau,, :--anles, .\ngers, 'fours, Orléans, elr.,desccnlres do secours el d'assistance mutuels. La loi du 11 juin 1701 ks avait condamnées, mais inutilement. Le Consulat cl rr;mpire s'acharnèrent contre elles it la rois dans le désir de ùu11ner salisfaclion au patronal, qui ne voulait pas admcllre l'e,islence do ces bureau, de placement, el do ces groupement, peut-t)lre dangereu,, el aussi par poliliquo'.• dans la crainte de grèves ou coalitions. Les préfets de Müne-el-Loire, Loir-el-Cher, Eure-elLoir, Loircl, sous le Cunwlat, ceu, d'Indre-el-Loire, ùe Saône-et-Loire, du 1. A ceux qu.i pourraient c1·oire à. une uagCration Jo ootre part, nous con,eillons la lcc• \ure d'un rapport fait Ua Chambra de:J paira en 18i5, ra1>,1ort oU il esL diL qu'uo;certaines Tilles indu,trielles, )es uances dépassaienL plusieors centaines d~ mille francs ... 2. U' cu,upag,wnn«gc, p. t(). 3. ~Ue d~,ignat.ion qui éteit employée par les compagnons, 1uontro l,ien que c'étaient des nomades qui formaient lu at1ociatioos. Uans les YillC'! du Tom· de F'rance ils avaient une auberge 1péciale 1..enue par * une Mèrd •• tel. e'fc..ait cet.te uuberge qui êt.ait le siêg~ local do l'a11ocial.Wo. Le~ compagnons e1.aicnl-or,:aoi1é1 secrètement. li y avaiL toul- un rituel dïniLiation e\. de, mol.Ide pane permettanL didte reconnah.re en&re membru de la méme association. 1. Un rapport Ju prefeL de police au tu mars tM, cité par Lè\·asscur, o. e. 1, p. :-,13,diL: • Le compagnounage f1t,·orijerai1. de fr~quenles coalition, s'il n'Mit.- cooLenu par une grande 1v,eillaoce .• 11 ajout.e du reste: • Il est d'une grand1.1u1.ilik"• pour le6 ouvriers malbeureur; it a encor~ cel• d'a,·anL:>geux, r1u'1I rt11ousse lc1 homme, immorau:-.. ,,
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