JIISTOIT\E SOCIALISTE économiquP générale, rlle a pour hut de renrermer cette liberté dans les limile, légales. Une note anonyme • pour les consuls » el qui se trouve par hasard comervée aux Archives nalionales 1 parmi une liasse de pièces de toutes daLPs, cl qui, sans Mre datée elle-mème, a certainement été rédigée à la veillP de la discussion de notre texte, va nous éclair-er à son sujet : lJn projet de loi sur les arts et métiers a été proposé an Conseil d'Etat. li conlienl des dispositions tcndantes (sic) à recréer des corporations d"arts et mi•liers dans les villes. JI ne met nulle entrave à l'exercice de l'industrie. li n"exige point de droits pour entrer dans la corporation . .1: consacre la destruction des abus des anèiennes communautés. Cependant, on oppose aux principes sur lesquels le ·projet est fondé les anciennes idées de Turl(ol et le système économiste d"une liberté absolue. Elle est mauvaise en économie politique en laquelle felle isole chaque Individu et elle nuit autant au consommateur qu'au marchand, aux ouvriers. Mais en politique elle n'est pas bonne non plus. c·esl sous ce rapport qu"il est peul-ôtre ulile au gouvernement d'examiner Ri classer les citoyens par un moyen, el avec des formes simples, donner à chaque profossion des ,yndics qui correspondent avec l'a~ministratioo de la police d"un côlé, el ùe l'autre avec tous leurs confrères, n'est pas une idée utile qni tenù à favoriser la bonne ordonnance du corp, social. Mais quelle. que soit à cet égard la pensée, l'intention du gouvemement, il jugera peulNre convenable de la fixer avant rouverturede la discussion sur cette importante question ». Le gouvernement avait fait précéder l'établissement du projet de loi d"une enquête à travers le monde de !"industrie et le principe de la liberté avait rallié la majorité des sufîrages'. « Ce n·est pas sur celle tel're où la liberté enfanta tant de prodiges si juslemeul célébrés, dit le rapporteur du Conseil d'Etat, Regnault de Sainl-Jean-d'Angely, qu'on osera, je ne dis pas calomnier ses bienfaits, mais même parler d"elle sm, respect et sans reconnaissance ». La liberté rut donc proclamée, mais Bonaparte se rappelant que « en politique » elle est dangereuse, fil insérer dans la loi des clauses destinées à ténir les ouvriers dans une condition inrérieure. La loi du 2'2 germinal an XI (12 avril 180:::)est longue, la développer el la commenler en Lous ses points serait dépasser le cadre de ce travail; nous en donnerons le texte et nous nous bornerons ~ quelques remarques à son sujet. 1. Arcbi...-es nllionales AF", t()GO. 2. Yoir Lev:useur, 1/istoit-t des C'ictssesout:wUrt81 t. 1., chap. IV.
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