Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIIS'l'OIHE SOCIALISTE ta,,t 'I" .. 11.. ,·11fùl une qu'on "' hâta <IP la croire trlle. Frédérh--Guillaume ,1,, l'r11,"' l'i .\l1'\11tHlre s'enga~èrrnl à n.irlenstein a JIOUr,t1iHt' la lutte jus- 'l" a rt' r11iela FraH<'P fùl ram,•nèe au Rhin ~~, avril J80i et le~ peuple, opprim,•, ,ans o-,•r 1·11corese l1•v1•rsong{•rPnl que pe11l-Nre l'he ure de la déli- ,ranre allait ,onner. Le fri,son rl'E) lau c-L préc11r,e11r de ,·elu i dP Ba) Ien. Napult'Ull ,·ompril qt1ïl d,•vail rrnppcr un i-:rat1d coup, rernpor t,•r "" sucri·- incont,•,tahle s'il \Unlail détruire l'elîel de la bataille du 8 fénie r. Il rt'nforça donr ,p, lrOUJIC, de curp:, ,ent1s d'Italie avec ~!asséna el de l'armée du gènl'- ral Ldcll\l't' l'i allt•ndit l'occasion l<l\Oraulc. li la trouva à t'riellla11d lt• I ', juin ll'O:. llenuii-:,rn, qui di,vosail de J()()(Ul hum me,, s'etait poste cla1iunt• ,ituation <il-!,l\Oral,le qui 11,•lui laissait pour Loule retr,1i te sur Kœnig,- ber~ <JUCles pont, de Frit•ùland Jetés ,ur !'.\lie. li appartint il Ne)' de tourner l'armét• ru•<t' tandb qne L:111nesel )lorlier lui Lenaient tête. Lorsqu·a1,rès une longue halai 111: -ie) parut derriète 1Jennig,c11 clcou1,a les ponh de t'riedlanù, une allreU'<' panique s·empara des soldats ù'Ale~andre qui lais sèrent l'ncore ~,,111)()des leurs sur le Lerrain. C'était la fin. Alexandre découragé demandd la pah, el une en tre, ue eut lien i1'l'ilsill entre les deu, emµereurs, sur u11 radeau au milie u du :-iicmen. Le, tueries ,au,ag1•-, les misères de tout,·, sortPs, le, crimes d e toute nature aboutirent à l'accoluùe des deux autocrates qui décidèrent de ,e partage r l'Europe. Ce ful l'ohjeL du traité de Til,ill le ï Juillet 1807. Le royaume de Prusse que 'apoléon voulailanéanlir lut réduit à quatre province,: Silésie, Brandebourg PomôraniP el Prusse. L'occupa tion françabe des terres qui restaient à Frélléric-Guillaume devait se prolonger Jusqu'au paiement d'une contribution de 100 millions. Ce qui était enlevé à la Prusse sen il d'une part à constituer un gr.ind duché de Var,;ovie don né à l'éleclt•ur de Saxe qui devint roi, d'autre part à créer, avec la liesse, le 13runs,dck cl une partie du llano\l'e, un royaume de Westphalie pour JérômP Bonaparte. Dantzig dt•,·enait ,Hir lihrc. Le tsar promettait l'observation du blocus conlint·ntal et var con,ôquenl se retournait contre l'Angleterre qui lui a.ail fourni lh moiens rie luller, qui l'aHtil assisté de son or. li est ,•rai que les Ani-:lais a,aient >,UrlouLfait agir les conlinentau, pour se saU\er eu,-mêmes· et quïb avaient, aprè,s E)'lau, refusé de garantir un emprunt ru:-se. ~ais ,i Alrxantlre ahanrlonnail l'.\nglelerre, Napolcon laissait Alexandr e libre du côté de l'Oril'nl, du côté de la Turquie el de la Perse. Or, préciséme nt, Sèba,;tiani venait de tra,ailler il re,serrer notre ,•irille alliance avec le Sultan, elle général Garciane pous-ail le Shah (l comhal Ire le T,ar. En ou Ire, Napoléon élail décidé il lais,rr le, l\us,rs li!Jres d'aµ-ir en Finlande, au, dépens rie la S uède. En ,omnw, r,•mpereur françai, prenait pour lui le midi el l'oue st ùe n:urope, l'rmpereur ru,,e prrnail le nord el l'orient. ),a1 oléon rebf\lissail l'Europe, mais à ~aguise, sans nul souci des pt•upl~,. ,a1i- nul ,ouci d,·, lob économiqur,, politiques et sociale,. Au irré de ~a fan-

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