Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOII\E SOCI.\LISTE llll'prisé par toul le monde, et, au contraire, Hardenberg qui pous•ail it la i:uPrrP, ain:-i que la reine Louise N le prince Louis, ne\'eu du roi, ,·oyait 111ont..r1er, lni la connance de la nation. La Con rértéralion du llhin comprima il lolalemcnt la Prusse: elle 1>ou1ait, en quelque sorte, craindre d'être doulfce. ,raulanl plus que '.'lapoléon, toul en ronseillanl it Frédéric-Guillaume de constituer une confédération de l'Allemagne du '.'iorcl, ,1.-.rendait ;111\ Etats susceptibles c1·yentrer dr donner leur adhésion cl travaillait, au contraire, it Ir~ allirer vers lui. J.1 ,ituation (-Lait, en ,0111me, intolérable pour la Prus,e. :'\apolèon al-(issait de plu, en plu~ comme Ir despote univer-el el n·arant, ~ur !,•, limitP, ,lp son c111pirem~me, que de, royaume, dont il était le suzerain, le rnallre, il en arrivait a considérer la Prusse comme un autre ,atellito> de ,a 1,ui,,a11cr. Il a 1ait pourtant un ennemi toujonr, 1>rêt à rec111•illirle, plainte, de, mécontents. L".\nglelerrc offrit il la Pru,,c et à la llus,ie de r,•raire une coalition. Sh million~ de livrr•s sterling, 1inrent appu)er ces offre,. et, Ir 1~,septt·mbre 1806, la ltussir, la Suèdt•, l'Anglrll'rre el la Pru,:-e avaient ronclu la quatriè,nr coalition. I.e, Pru,,ir11, n·,.1ait•11t,•n rien preparé, il la guerre qu'ils allaient affronter rontre une arr11éede môtier entrnlnét• et victllriruse. San, entrer dan;; le, ridai 1, de l'org,111i,alion d,•s troupe, prussienne,, nous poul'ons noter quelque, tr•ih carat"tèri,tiques: les capilaine;; étaient propriétaire, de leur ,·ompagniP et, par conséqu!'nt. ils r,•,ploitaient pour en retirer des 1Jén1'flcc~, c·,.,tainsi qu'ils n'armaient point leurs hommes ri en reslrPig11aic11tle nombre pour i'I iter de, dépPn,e,; les rnhlat, (•taient, pour la pl111,art, marié, et ,ïb i'lai,•nt 1m'b il parader, il, ne l'(•taie11t gu~re a comballrt•; les cher, ètaient ;\g~,. Llruns\\ irk avail soixante cl onze ans; :!8 colonels ,ur 00 avaient plu, de •oixante ans, 8H major, sur :!Ill avaient t>lus de cinq11ant~-ci11qans. el H~J en arnient cinquante: l'arme menl était piteux. à telle en•eii:nc qu'on 11·0,ait pa, r,,aycr les fn,ils tanl ils étaienl usé~ ... )lais, comme il romient, le 1>r•uplo,e répttndail clans Berlin en criant : • A Paris! i1 l'aris ! » !.a reine Loui,e, 11chrv;1l, pa,,ait oies revup,. Ur, otociers allaient aigui,er leur, ,.,hres ,ur le, marches rie l'e,calier clr l'ambassade ,Je France. c·e,t Frédéric-Gui li aume Ill qui attaquait, c'e,t lui qui avait ,ommé :Sapuléon d'é1arner l'Alloma,;ne et rit• renoncer it la Conféd(,ralion du l\hin, c'<',l donc tir ,es lroup,'~ qu'allait ,enir le premier coup: le, llu,se, a.-hè\'Crai,•nt l'affairt•. Bruns\\ ick, secondé par le duc de Saxe-\\-eimar, s·a,ança en 'l'hurin!(e avt•c la plus rmte armt'e. li ,'inst;olla à Erfurl, tandis que ses premit'r, corp, touchaienl a Eisenach, c·e,t-a-dire 11 la rrontii•re de lle•sl'. Plus 11 r,•-1, sur la ligne de la Saale, une Feconc:,, armce prusEienne, rani:11e ,ou:; ]l• cum111an1lenwntdu princP rie llohenluhe, occupait Iéna el s'avan~ait ju,._ q11·1t S,,alfel,l, rPf(arùant I a Franconi,•. Les Pru~,iens avaienl ain,i en ligne 1:,00<kl homn,e, Ils ,'a,·an~aient ,ans plan arrêté, ou 1>lut0t avec trop de plans, car il n·y avait aucune unité clans l'étal-major. Une ~eule chose t'lail

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