HlS'l'OlllE SOClALIS'l'ls 207 digiemc régner dans tous les ports du Pa,-dc-Calais. Parlout on coustrui;ait des bateaux pour lransporler ries lroupes, à Boulogne. à Sangalle, à Ambleteuse, à Etaples. Les harques de pôche, le barques de pilotes sont aménagées, transformées, des chautier, innombrables apparahsent. la11disque des quais sont créés, des chenaux creu,és. PPndanl ce Lemps, les troupes s·entralnaient dans les camps sous le comman,lemrnl de Davout. de Sou Il, de .Ney, de Lannes, de Mural. Pour faire passer en üranrle-Bretagne Loule celle armée, c'était très bien de disposer de ~ 500 bateaux. mais encore !allait-il qu"il;; fus,enl protégés par une escadre, el que les .\nglais fussent mis hors d"état ,rempt 1cher le débarquement. c·esl J)ourqnoi x.1poléo11 avait établi un plan gh;antesque : \ïlleneuve, qui avait succédé il Latouche-Tréville, morl à Toulon après avoir dirigé !"organisation ries flottilles du Pasde-Calais, devait déjouer la surveillance de :Sel~on qui croi,ail dans la ~léditerranée, aller prendre, à Cadix, la llolle espagnole de l'amiral Gravina, llolle que Junol avait obtenue de la cour cle Madrid en promPLtanl !"aide de la France pour la conquête du Portugal, el cingler vers les -~11lille;. :,,ebon de1•ail être persuadé que Villeneu1e voulait dél!arquer des troupe, en Egypte el. par conséquent, il s'immobiliserait dans la ~Iédil~rranéc. Pendant ce temp~, aux Antilles, la flotte de Toulon el la flolle de CaùiÀ devaient se reunir à !"escadre de l'amiral Mi,siessy el à celle de G;rntheau111eet tous ensemble dcvaienL 1evenir en Loule hi\Le dans la Manche. Le nombre des navires de guerre français serait tel, que le passai:e des troupes en Angleterre serait a,rnrè. « Le hut p1incipal rie Loule l'opéralio11, écrilail Napoléon, esl lie nous procurer la supériorité pendant quelques jours deva"t Boulogne. Mallres du détroit pendant quatre jours, 1::,0000 hommes, Pmbarqués sur :! 000 !Ji\timenb, achève,aienl entièrement reÀpédilion. " Il est permis de se demander ce qu'aiiraienl fait i::,0000 hommes en Angleterre. Il est plus que prnbable quïl n·en serait pa-; sorti un seul vivant. Du reste, la complication même du plan marilime le con1lamnail plus encore que lïmpérilie cle amirau, ,ur qui Na~oléon Ot toujours retomber la responsabilité des désa~lres. Villene111e s·échappa de Toulon, rallia, comme il était convenu, l'escadre espagnole, mai, ne lrou,a ni ,\lissie,sy, ni Gautheaume aux Anlilles. Le pre111ier en élail déjil reparti. Le secon,l restait l>loqué à Brest par !"amiral Coril\\allis. Villeneuve reYinl donc vers le Ferrûl où une flolle de renfort l'attendait; mais Nelson, qni avail navigué en vain dans la ~léditerranèe à la recherche de, Français, élail remonté ver; Cadix el av,tit eu le Lemps d"avertir l'amirauté anglaise du danger d'une concentration française. L'amiral Calder attaqua Villeneuve en vue dn cap Finisterre, a rnnl qu'il ail pu r,tllier ia floue <111 Ferrol, el, si la victoire ne rut nellemenl marquée ni d'une parl, ni de !"autre, l'escadre française reçul de telles aval"ies que la confiance de l'amiral \"illeneuvc dans la solicl1lé de sa flotte disparut à peu près entièrement. Aussi, le lî aoùl t~M, lorsqu'il rnulul quiller le l'er10I
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