HISTOIRE SOCIALIS'rE dont il s'enlace le cou, Une branche de fagot qu'il avait mise en ré~ervr fui aide alors à e\écuter son projet de Suicide. Il introduit ce bâton dans fe~ deux bouts de sa cravaie, assujettis par un nœud. Il tourne ce petit billon près des parties glandulaires du cou autant de fois qu'il est nécessaire de le faire pour clore les vaisseaux aériens; près de perdre la respiration, il arrêle le billon derrière son oreille et se couche sur celle même oreille pour empocher le bâlon de se rel,1cher. Pichegru, naturellement replet, sanguin, suffoqué par les aliments qu'il vient de prendre et par la forte pression qu'il éprouve, expire pc ndanl la nuit"· Telle est la version officielle. Est-elle vraie, est-elle fau,se·? Les contem- r '• P1TT A LA D1'.;('0U'fElt TR. (D'après une estampe de la 81bliothè,1ue Nationale.) porains crurent à un meurtre voulu par Bonaparte désireux rie voir certains secret, disparaitre: il est él'irlent que Piclwgru, définitivement perdu, ne se serait pas tait faute de parler. D'un autre côté, il e,t permis de penser avec Mir,helet' que Pichegru «chaque année enfoncé. enterré an di,ième cercle de l'enfer el de la honte ... n'avait qu'un seul moyen rie fuir so11jugement, c'était de s'étrangler. Pour Lanrrey'. « le myslhe ne ,era peul-être jamais éclairci, el l'ac.:usation ,erait téméraire, mais le soupçon sel'8 toujours légitime"· Quoi qu'il en soit, la mort de Pichegru faisait disparaltre le principal témoin dans le procès contre Moreau. · Les débats de ce procès s'ouvrirent le 28 mai 1801, non pas devant le t. Hutoire du x1x" Riicl~, t.. III, p. 126. Cf. Sorel., o. c. 1 3M: 41 Un suicide devenai\ Ja ■eule fln dicente d'une •ie bril1ante Hr le point de sombrer dans l'ignominie. • i, 01 C.j llIJ 165, • ,.
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