HISTOIRE SOCIALISTE après les 1ictoires de )la1·engo et de llohc11linù,•u, étaient rentrés en masse grâce à celle amnï.Lie. L"arrél de la vente des biens nalionau,, lrs larges,es consulaires en faveur de ceu, dont les propriétés avaient été vendues, des distributions d'emplois mililllires, arlminislralifs, ju,liciaire; et diplomatiques, el la formation aux 'l'uilrrie; d'une cour sur le modèle de celle des cidevants roi~, semblaient avoir rattaché au chef <lu 11011velEtat, de plus en plus monarchique, une très notable pa, lie de rancieune noblesse française'•· '.'\ous avon, dit que le con lingent royaliste ,e rt>lrouvo dans le 1,lèbiscite pour le Consulat à vie. Lïnnuence de cette rentrée a été considerable. Sous I••• auspices de Bonaparte, les émigrés, les ennemis jurés de la Révolution et de l'esprit ré1olutionnaire ne se ,ont pas républicanisé,, si l'on pèul s'exprimer ainsi, mais, tout au cou traire, ce sont les répuLlicainsqui ont dù, p)ur suivre le désir du premier consul, se royaliser! Cependant Louis XVII[ épro"'ait de la politique consulaire un grnnd dommage. Expulsé de Ru:,sie, il résidail à Var;ovie, et là il l'oyait ses partisans se rallier à Bonaparte, l'Eglise traiter avec lui comme elle aurait fait avec le trône! Il s'intitulait Loujour, roi de Fr,111ce.Le premier consul jugea l'instant venu de lui Jaire des propositions décisive,, et c'est par la Prusse qu'il les lui fit parvenir. 'falleyrand eut, le 7 janvier 1800, une conrnr,ation avec Lucchesini, ministre de Prusse à Paris, et la h'llre de cc dernier à son ministre, Haugwilt, nous met au courant ile ce qui fut dit•. « Calmer les consciences timorées de plti-it'urs Cdlholiques inquiets; mellre d'accord ce que queh1ues éu,igré, croient devoir encore à leurs serments el à leur honneur a1ec le dé,ir qu'ont pre,que tous de revoir leur pairie; ôter enfin aux mall'eillants le prétexte et, à la puissance rivale dr la France, les instruments des troubles futur,; : voilà les buts salutaires et louable,; que le premier consul voudr•il atteindre. Un sentiment mèlé de compassion et d"égard pour les malheurs des princes de la maison de nourbon, réuni à celui de la dignité d'un grand peuple longtemps gouverné par elle, a inspiré au premier consul la noble intention de pourvoir à son entretien •· Bonaparte olTrait donc de pa,ser un traité avec les Bourbons, traité qui fixerait le payement de s~mme:; con,idérables devant permettre aux membres de celle famille de vivre• avec la dignité convenable à leur nom•, sans être réduit, • au rôle humiliant de .e lai»er aumôncr par les pui.sauces de l'Europe ... Les Bourbons devraient alors aller « plus loin que Varsovie, à Moscou, par exemple •· Ils devaient surtout promettre la• renonciation libre, entière, ab,olue, au trône de France et au~ charges, digoilés, dorndine, et apanage, des prince:, de cette maison ... vu le tort irréparable qu'une conduite 1wu digne de:, succe,seur:, de Heuri IV leur avait fait dans l'esprit d'une n•tion fière el belliqueu,e, et la répugnance t. Cbasain. P~i/l.:otio,J.1 de l'O.,ur, 111,737. t. R..ne lA Rnulvti<m f,an1.aUe, 14juia. tttJ.>,p.361-363. Jhtr..i&ede l'ouwra~• du DrBaille• : Hùtol"Uolu Zeit.chrlft, ,. ats.
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