111.S'l'OlltR SOCI.\LISTM 170 toute la Fnince est prèle à le suivre. Il lient 1ï,uro1>epar la crainte, il l'entraînera derrière lui : n'a-t-il pa,; lçnu à lui de coucher, il Vienne, dans Je lit impérial? Si l'Angleterre n"évacuepas Malle, la France soulèvera lïsgyptc oit S6uastiani a relc,é le courage tle nos amis. Le Piémont, la Suisse ne sont que bagatelles. De la Hollande, il n'est pas question ... Et les injurQsse pressent dans la bouche de Donaparte, injures telles que Wbitworth 11eveut même pa, les faire figurer dans une clèpOcheofficielle'· lla11 kcsbury, recevant le rappo·t de l'ambassadeur, pensa que Bonaparte était fou. Le, chancelleries n"éta;enl pas encore halJiluées au ton lie cette voix. Le :!Ofévrier, 011 lisait au Jlonilew· !"exposéde )a silualiou de la l\cpulJliquc, oü il ét<1idt it, au sujet de l'Angleterre : " Il est des mesures que la prudence commande au gomcrnement de la République; cinq cent mille hommes doivent illrc et seront prôts 11la défendre eL à la venger... Quel que soit, ù Lon.Ires, le succès ùe l'int1·igue,epe n'entrainera pas d'autres peuples dans des lignes nouvelles; el le gouvernement le clil avec un juste orgueil : seule, l'Angleterre ne saurait, aujourd'hui, lutter contre la France. • L'ambassadeur frnnçais à Londres, Andréossy, répétait, dans ses dépêches, que le ministère Addington ne voulait pa, la guerre. El èotail vrai. Mais, par les procédés de Donaparte, la discussion tlépa,~ait le.ministère, et c'est la nation anglaise elle-mèmc qui (•tait vis1 1e. Ju,qu'au bout. po111t·1nt, Je gouyerncmenl anglais tenta d'arra11ge1l·es cho,es, Jai,sant se produire l'olîre d'intervention par la 11ussie,réduisant pour ~laite se; e,igeuces à une occupation de di, années, mais demandant toujours !"évacuationlie la Suisse et de la Hollande, nous laissant !P l'ù'mont, qui valait certes Malle. li est aisé do montrer que l'.\nglelerre, par ces otrres, aprè, toutes les pro\'ocations du Pren,ier consul, faisait preuve d\111graud esprjl de conciliation. Maisrien ne prévaut contre la volont6 de Bonaparte. Le 8 mars 180:l,le roi d'Angleterre, en réponse à l'exposé du 20 févr.er, demandait aux communes des subsides, et, en quelques jours, la milice était rappelée el 10_000marins levés. Le 13 mars, dans le salon de ;um• 13ona~arte,devaut tous les ambas- ~adeurs, le Premier consul s'approcha de Whil\\orth: « Ain,i, vous voulez la guerre, lui dit-il?-N?n, Premier consul, nous sommes trop sensilJlesaui avantages de la paix. - Nous nous sommes battus pendant quinze ans. - C'en est déjà trop. - MaisYOusvoulez faire la guerre quinze années encore, et ,ous m'y Corcez..• " Et, apros quelques autres paroles: « Le, Anglai; veulent la guerre, s'écria Dooaparte en s'adressant aux diplomate;; qui l'enlouraienl, mais, s'ils sont les premiers ù tirer l'épée, je serai le dernier à la rcmellre. Ils ne respectent pas les lrailés. Il faut dorénavant couvrir les traités du crêpe noir. • Les « paciOques• n'ont plus dès lors aucune action. Talleyrand 'et Joseph,qui veulent la pail, ne rècoltenLque les in\'cclives. Eo Angleterre, t. Rapport de Whihort.h, 21 renier.
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