Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

111s·ro1RE SOCIALISTE ;?;, février 180!1, adopté par la DiNe le :!', mars, el ratifié par, l'empereur François Il le n avril iSO;J'. La l'russr, qui avait per,1112î30 kilomMres carrés el J'.!:iOOOs11jrts éloi!(nés, recrvJil ;;ooooo st}'.els l'L ,in,Lallail en \\'e,lphalie, en plein cœur ùo l'Allemagne. Bonaparle avail voulu ménager Vrèdfric-Guillautne de Prusse, ami de l'empereur de Rus~ie, car il espôrnil avoir ainsi des appuis contre l'Anglelrrre. A la Prus;r souveraine dans l'Allemagne du Nord, le Premier consul faisait eorrrspo11rtrc la llavière souveraine parmi les Etals du Sud. La Bavière, en efîel, pour 12 000 kilomètres rarr~5 et 700000 habilants, rrcevail 17<Kl0kilomètres ri 000000 habitanls, lo toul formanl une mnssr homogène. Elle gagnait ainsi les ôvt\ch6s de Bamberg rt de \\'urzbo11rg el quinze villes libres. Ces dernières tombaicnl de cinquanle el unr à ,ix : Brème, Hambourg, Lubeck, Francrorl-sur-le-.\lein, Aug$bOurg cl Nuremberg. Les princes ecclé~iasliques étaient réduits à troi, : l"archevCque de Mayence, Dalberg, devenu archevêque de Halisbùnne, le grandmallre de l'ordre teutonique et le prieur de Malle. Le duc de Bade, devenu électeur, acquérail les· évêchés de Constance, de D/lle, de Spire. Le Wurtemberg, protégé de ln Russie, élail aussi élevé à l'électorat, obtenail 100000 sujets pour 15000 perdus. Le résultat le plus sOr de celle simplification dans l'organisation des territoires allemands (il y nvail 18 ou 1 000 souverainetés indépendantes en Allemagne én ii89, il y en aura :19 en 18JJ!J fui d'enlever à la moi son d'Autriche ses meilleurs appuis el, aussi, de montrer la puissance de Bonaparte, qui dislribuail ses faveurs en Allemagne, disposant, à peu près comme il l'enlenclail, des territoires. En Suisse, le Premier consul agit encore davantage comme un mallro. Le~ troupes français'es avaient quitté ce pays au mois de juillel 1801. A peine étaient-elles parties qu'une lnvroisemblaiJle anarchie avail éclalé. Les partis ~e ballaienl et, derrière eux, les émissaires de loutes nations excitaienl aux rtbcordes. Donapartc avoil là ses espions qui rivalisaient avec ceux de l'An• glrterre. Allail-il laisser sur noire fronlière un foyer conlinuel tl'insurreclion, allait-il permellre à ses ennemis d'y enlrelenir des troubles el de s'y installer à ses portes? Le ao septemhre, il avertil les Suisses quïl sera le médiateur entre les cleu, landammams Dolder cl ~lullinen, el, pour bien montrer son in Lenlion de rétablir l'ordre, il poste Ney avec 30 000 hommes ù la fronllère. Le:; Suisses durenl se soumellre et laisser Je Premier consul devenir, avec l'appui du 1,arli lédéralisle, loul-puissanl dans le gouvernement de la conf6d6ralion helvélique. Le :.'li février 1803, Bonaparte disait aux délé• gués suisses: • llllalie, la Hollande et la Suisse sont à la disposition de lu Fronce •· Nous savons qu'il étnit en effel président de la répuiJlique italienne; à Gênes, Jérôme Durazzo, un de ses omis, présidait la République ligurienne; le t1 septembre 1802, un décret partagrail le Piémont en six départements, c·csl-à-dire l'annexait. Depui, le 20 aoOl, l'lle d"Elbe élall réunie à la Prance. 1. Voir Him]y. lli,t. de la fonnatio,i ten·itorfoli dt•s .fr."tat:d.e l'Enropc c~ntrole, t. II.

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