HISTOIRE SOCIALISTE 169 bi•cile, nC111pa~ pour lui demander de ,ancti onner le sénalus-consulle du 18 floréal, mais pour répondre à une question dont le Conçri{ d'Etat déterminera il tes termes! On voil comment lou l ceci s'enchaine : te Premier Consul annonce au Sénal qu'il va consulter le p euple, puis il quille Paris el se retire à la ~almaison; Cambacé,ès réunit ses compères: Portalis, Hœderer, Bigol de Préameneu et, le 20 flvréal, le Cons eil d"Etat est convoqué pour dire sur quoi doit porter le plébiscite dési,é par le Premier Consul. On devine cc que put être la séance: sur la proposilion de l\œderer, qui a,•ail en poche un projet tout rédigé, le Conseil d"Etal décida que le 1>euple devrait dire s'il entendait que Bonaparte reçut le consulat à vie et qu'il eût le droit de nommer son successeur. Bérenger, Berlier, Dessolle, EmmPry el Thibaud eau s'abstinrent dans le ,·oie de la seconde partie. • Tout cela, dit M. Aulard'. se pas-a sans enthousiasme, sans démomlratio n de joie. La majorité du Conseil ne fut pas trop gl1,rieu,e de sa victoire, et la minorité parul honteuse de sa défaite . ., Ainsi le peuple était appelé à décider, et on chercherait en vain, dang la Constitution de l'an VIII, la Just ification de la procédure que nous venons d'analyser. Lorsque Bonaparte revinl, il affécta un grand mécontentement, disant bien haut qu'il allait casser l'arrOlé du Conseil d'Etat. li s'en gard, bien, et se borna à retrancher dans la question soumise au plébis cite la partie gui visait la succession au Consulat. Le Sénat, à qui l'on venait d'infliger une nouvelle leçon injurieuse, manifesta son méco ntentement en nommant une commission de sept membres chargéti d'examine r lé message adressé par les consuls et portant l'annonce du plébiscite et son objet. Mais ni le Sénat, ni le Tribunal•, ni le Corps législatif' ne pouvaient rien faire. Ou plutôt, ce qu'ils pouvaleol, ils ne l'osèrent pas. Ils n'avaient ri en osé jusque-là, il élait trop tard : le pli de la servilu le était pris. Le Sénat, après le rapport de Démeunier, ne put que prendre un arrôlé où il était dit• qu'il n'y a quant à présent aucune mesure à prendre ». Celle assemblée, qui n·avail pas voulu du Consulat à ••ie, reçut mi.sion de dépouiller les votes qui de vaient l'insliluer'. La question po,ée au peuple français : Napoléon Bonaparte sera-t-il élu consul à vie? recueillit 3568 885 oui et 837', non. JI y avdit donc 500000 oui , e plus que pour l'acceptation de la Constitutio n de l'an VIII. Le peuple ne connaissait de la vie publique que des titres: paix rl'Amiens, Concordat. .. d il réunissait toute l'aclivilé publique dans un s eul mol : Bonaparte. Point de discussions, point de journau~. aucun déb at au grand Jour. La nation t. Êtudu tt l~cho-u, Il. 2'61. !. Au Tribunat, CarDO\ seal •ot.a contn le Con, ula1. à •ie, m~, Chabot, allant pnseciter l Bonapar&e l•• •otea de l'ANemblN, ne manq•• pu de lu.i coo.Niller de go,neroer selon la liberté, e1 de discerner • 1n T6rit.abl•• amil, qui lui diront la nri\é, d'anc let flatteura, qui cherchel'Olll. à le U"Omper •. 3. n y eDI. 3 non. Vaublanc, orateur da Corps 1,giala\if, d.h à Bonaparte qu'il (aul gounr- DR Nion • la lit>.~ politiqu, citile et nliginae. • 6. ~• de Cambac61'61, Il thermidoran X.
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