IIISTOlflE SOCIALISTE Au-de,,ou, de la haute l.1<Jur~eohi,'ri,·hr. élalan Là Paris un lu~e immodén\ la maser de la moyPnn,' bourgeoi-ie s'éle111l ,11r loul le l1•1-riloir,'. On dit ,ou1·ent que la Hé,olulion a été fnilr pour Je, hour((<•ub, c·e,t Haî, niais il serait peul-Nre plu, e,act encon• de du·,• <1u.·.11e II fi/il drs ho111·<s,·oi,.El. en efTl'l. prl'nons par e,emple J,, fer111ier,1,, J'anl'i,•11 l'PJ.:ÎntP .• \1a11t ViH!I, il e,ploitnil unP terre qni n'l'l•tit pa, la ,ie11ne, tra1aillant pour 011mailrr <jt1'il connai,,ail peu ou point, 1,ui,que Ye,saille, reteua t <'e maitre t'l qu'il u'en avait guère de no111e!le, que daus l'in,tanl oil il f!,•,ait lui adn·--er le- r,•1enus de la propriété. Cependa11l, ce sol qu'il tr n aillait, I,• li•rmier l'aimait el, quand le, épis mtlrs se courbaient. ce 11·.,,1 poi11l ,ans le -,•nlini,•nl d'u11,• tristesse profonde qu'il "0111<a1il à lïn,tanl oü il Jt,, faullrail rnuµ,·r - pour d'autres! L'a1<ricullt·ur ;1ime la terre, c)inm• le p,'cbeur aime l'Ucéan, par.-,• que c'c,l d'elle qu'il tire et ses joie, et :;c, p,•i,w-, ,··est c1·,.1.1. qu'il vit. LI' jour où éclata la Rholution, un !(rand nom lire de pai,an,, de fermier, '" soulev~re11l N 1,oursui1irenl au nom des prin,·ipes uomeaux J,, hul qui J,,ur apparaissait it eu, cornme le plus jthlt' à alteinilrc: J'atT,-.111chi,,em1•11ctle la terre. Mais ici encore, nous le verron-, h ll1'111lulion n',t p" aliouli. ~:IIPa él•• détournée, arro'tée dans ,a marche. IJuantl, par ~uilt• tic l't'·migraLion, tics troubles el de la ,·ente des lerr,·s il l'il pri,, tles fermier, ou des t,:eu, tJ,, la ca111pac:neont été mis en P'Jss·'--ion de parti,,, plu, ou moiu, l'0n,id1•r,thlc, de terrains, il, onl e;limè que pour eu, la llt•volution ,•lait lcrmiut"•" el n'ont rlernanM qu'à e,ploil<'r et faire npp~rlrr de, terres <pt 11, tlc,iraiPnl depuis longtPmp- el qu'ils aim1Ît'Hl da1,111lat,e enro re dh lïn ,lant oü ils en étaient le, maitres. C'e,t ainsi qur IP P"lil prupriétairc foncier. fait 1,,1par la l\évolulion e,t dt•veuu à la foi- conlre-rérnlulionnair1' et ami dr la lV•volulion. Le petit propriétaire foncier e-t alor,;, si l'on peul ainsi dire, un con,e1·1·ateur révolutionnaire. c·est-à-1lire quP, considéraut la l\1•1·olutiou romme t,,rmilll'e du jour où il e,t propric'tain', il entend con,crHr le bén,•licr li,• la l\holution. Ce bénéfice c'est, pour lui, sa propriété. M. Vanda!' nie que la Rérnlulion ait crM la petite propriété. Sans clout,· on n'a pas vu surgir suhilemcnt sur le lerritoir,• c,•u,, forme dP rèparlilio11 dP la riche,se, mais re qui e,t i111liscutablc, c·e,t que la llt•1ol11tio11.tout en libé'rant h petite proprict,· e.,i,tnnte qu'écra,aient les charge, anciennes, a multiplié dans d'énormes proportion, le nombre des petits propriétaire,. ~l. Vanda), lui-même. e,l olili<réde le reconnallre lorsque, parlant des lra- ,au, de 1·ocque\illc, de MM. d"Avenel, Loutchitch,ky, Angla1lc el Leca,. penlier ~ur la r,•parlilion de, biens nationaux entre lt', diwr,,·s clas,es sociales, il conclut que celte répartition s'est faite entre les bourgeois et les, paysans clans une proportion qui a varié seluu i.,s r(;;sions. c·e,t donc bi,•u un fait certain que luul un noyau de petits propriétain•, pay,ans e,i:;tc 1. I~id. p. t~.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==