IIISTOII\E SüCI \LISTE au g,·n ..ral Bonaparte de conll,quer la He1oluliun. Il:, a1aienl r,una,sé une rerlai11e fortune N ils arnienl pour unique souci de 1,1 ronserver. Or, pour cela, il fallait é1itt•r Il'< secoo»es ,emhlaliles à celles du passé, car elle; sont plus propres à briser les fortunes raites qu'i1 les consolidrr. On parle donc de l"ordre , c'est-a-dire le p(1u,•oir fortcm1•nt étahli. Et puisque Bonaparte semble ,ouloir prendre ce pouvoir, il y a tout intèrèt pour les capitaliste, à crier : « Yhe Bonaparte'. • 11, ont rait plus. 011 connait, en rlîet, la lettre adressée par le financier Oun,ml, fournisseur de la marine, à l'amiral Brui,, minbtre de ce département, lorsque, le JS hrumaire, au malin. il eut vu passer, dt• ,a maison de la rue de Provence, Bonaparte cl ,on corlègP : • Citoi en amiral, • l.1· passai:e du général Bonaparte SI' rendant au Con5,•il dt>s .\ncien-. • qul'lques mou,cme11ls 1e troupes, me font pressentir qu'il se prépare du • rhan<::ement dam les alfairrs politique·; celle circonstance peul néce,sit"r • des hesuin, tle fond•. Je von, prie, mon cher amiral, d",'lre l'interprète ù,· • J"offre que je fais d"en fournir tout rie mile. J'ai peu-é que celui qui e,l • rharg(• du service le plus impo_rlanl dans la partie que ,·ous rommaml,•1., , pou\'ait, sans incliscrétion, ,ous faire une pareille offre, el que von, n·y , nrricz qu·une preuve de son dérnùmcnt pour la cho•e publique, au rnccè, • de laquelle il cherchera toujours à coopérer. " S3lul el cousidéralion. • Ou,rard offre donc une première mise de CenI• - el il e;l indi,pen,1ble !lu reste qu'il y en ail une au mom,·nt d"un coup d'Etat. C'est assez dire a\'et' quel enthousiasme le monde de la haute finance était prèl à soutenir le gé• néral faclie1n. Celui-ci du reste était connu de, fuurnisseur:i : à l'arm(•·· d'Italie, à J"armée d"Eg)Pte, il amil été en relation, avec eu,, cl ils ne pouvaient ouùlier que c·était un homme d"affaires - un des leurs, presqu(• ! ·- celui qui. avant la campagne d'Italie. rncourageait ,es soldats au pilla~e des pa) s quïls allaient parcourir'. La présence du genéral Bona parle à l,t tête du gouvernement, c·étail, pour toute la race des füurnis,eurs, la per,- peclive de bénéfices assurés pendant des guerres futures. L1 satisfaction des gens de Bourse se manifesta du reste d'une façon évidente par la haus~e immédiate du tiers consolidé. o.. Il fr., :;~ le 17 brumaire, il passe le 11! à 1:! l'r., 88; e,L à i i fr., :J8 le JO, et monte ainsi les jours suivants à 15 rr., t~l, i7 fr., 75, 10 Ir.,:!~,. Il est à :!Il Ir. le ~4 brumaire. li. Aula rd•, commentant celle hausse des cour,, rappelle le mol de Talleyrand à qui Bonaparte demandail plus lard l'origine de sa colossale fortune el qui, en « rll'rontê courtisan », ré,ion,til: « J'ai acheté de la rente la veille du coup d"Etat de brumaire et je J'ai revendue le lendemain•· 1. J~tudr, rt Le, on...- ,ur la RécQIUlion /rllnt;<Ji~e, seconde Nrie, p. !!3.
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