Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

136 IIIS'fOII\E SOCIALISH~ 1$11~)- C-,•,t rn~uite la proclamation de rEmpire Constitution de l'an XIIIll nrni 1801), qui marque l'effondrement de la liberté. Bonaparte a trouvé, sur ,a routr vers J'ahsolulisme, cles adversaires, il s'est heurté à des difOcultés intérieures ou e,térienre:;. Nous devons montrer comment il les tourna ou Je~renversa. PREMll':RE SECTION Jusqu'à l'établissement du Consulat à vie. CJIAPITRi, \>Ri,MIEII. LA PACIFICATIO~ DE LA VENDÉE, Le rétablissement ùe l'ordre dans les départements de rouest était une condition e,senlielle de la stabilité do tout nouveau gouvernement. Les « patriotes • royalistes, soutenus par l'or anglais, devaient se soumettre ou toute lutte c~térieure était dangereuse, toute aclion intérieure empêchée. Bonaparte, dès les premiers jours du Consulat, envisagea les moyens de terminer l'insurrection. Hédouville 1 , général en chef de l'armée d'Angleterre, venait d'entreprendre des négociations singulières avec les chefs chouans, les traitant non pas, comme avait fait Hoche (lî96). en rebelles dont on attend soumission aux lois de la République, mais en chefs avec qui on passe des conventions el de qui on reconnait les pouvoirs. Bonaparte avait à ce moment besoin tle se concilier tout le monde, il avait des intrigues dans tous les J>artis - il n'était d'aucun - promettait aux uns el aux autres sans distinction des choses ab:;olument contraires. Il laissa donc faire Hédouville el, le 2(j décembre ii(Y.l, il reçut même d'Andigué, chargé de proposer la pah au nom de Frotté, Châtillon, Dourmout, d'Aulicbamp el les autres chers de bandes. L'agent royaliste de Neu1ille et 'l'ailleyrand assistaient à l'entrevue. Les ro~alistes, ,ans cloute autori•és par certaines ouvertures de Bonaparte a,ant le coup d'Etat, croyaient alors que le général travaillait pour eux. Le consul demande à d'Andigné: « Que vous raut-11 pour cesser la guerre ciYilc? Deux choses, répond Hide de Neuville, Louis XVIII pour roi légitime en France, et Bonaparte pour le couvrir de gloire'!• Les délégués royalistes eurent cependant tOl rail de se convaincre qu'ils s'étaient trompés el Hyde de :O.euvilledut écrire au comte d'Artois: • M. d'Andigné a vu par lui-même, en se réunissant à moi pour la démarche qu'il se disposait à raire seul, qu'il n'y a rien à cs]Jérer d'un homme comme Bonaparte. • Cependant, le consul rer,isla dans ses procédés de conciliation. Hédouville put conli1. Gabriel Ue,'lJle, p. r,\2. 2. Erne,t n.udel. La Polie, et lu Choua,u IOU, k c-l<ll ,i r .... p1.. , p. 1&.

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