Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIIS1'Oll1E SOCIALIS'l'E cl du gouvernement militaire cle Pt'lershouri;, le comte l'ahlcn, l'ile fut puursuivie après re,il de Panine rar l'ahle11 seul. qui sul i:agner l'im1,..ralrire cl le lsarôvilch Alexandre, en les pcrsuadnnl c111cPaul I ÙPvail jeh'r les si1·n, 1•nprison pour acloplrr son jrune neveu Eugè111·d" \\'11rlcmhcrg, r11fanl rlc neuf ans, général-major rle i'a1·méc russt•. Le" coup• fui fail dan• la nuil du :.>:l au :.'I mars par des orficiPrs commanM, par l' Allemand Brn11ig•1•n,récemlllenl cxill' ... Peu après, Pahlen se rendail aupr~~ du grand-duc \le,anclre allerré cl en pleurs el, s·agenouillanl clévnnl lui: • Je vous salue, 111011 mallrc, dit-il, l'empereur Paul est mort d'apople,lt'. • Donaparte, à la ?10111ellcde la morl cle •on • alli(• •• se laissa i,;,u:nt•r par le désespoir. Pe.rsuadti que lo coup était parti de l'Anglt'Lerrt', il dicta, pour 1~ .l/0111te11r, rellc note où nn autre dang,•r est indiqué : « Paul I" e,t rnorl dans la nuit du :.>Iau :.>;; lire du~ au:.>\ ; l'e,ca1lrc anglaise a pas,é le Sund le :JJ. L'hisloire nous apprendra les rapports entre ces deux événements •· Cc passage du Sund consliluail en soi une menace: les Anglais nr s·cn tinrent pus là. lis sommèrenl le Danemark ile rou1rir ,r.;; porls au rommcrrc de l'Angleterre el, sur un refu'I, l'amiral l',1rker, sous qui co1111nandailNelson, se rendil devant Copenhague. Lo pvrL n'était accessible que par une seule passe, la Pa~,r !loyale. Nel,on, avec !lix vaisseau,, s'y engagea avec fureur, luttant contre les battcrh•s qui l'entouraient 11\t'C une audace c<Lraordinaire (:.> avril t~H . En peu cle temps, deux de ~es navirrs rurcnl perdu,, cl Parker ordon1niL tle cesser le feu. Mais Nelson, ~ans vouloir s'apercevoir des ordres tle :,Onchef, s'obstin11 au combat, 0L taire le, batterie;; enncmit's el, rédigeanl une proclamation, dticlara à :,es • frères danois ., que, s'ils 111, se rendail'nl pas, il serail obligé de brûler l1•ur vi:ie. Cn armi,<tico fut sig11é. Le rtisuilal de ces tivèncmcnts 11ctartla pas /1,e manifc:,ter , la Prusse s'arrête dans ,a prise ile po,~ession du Hanovre, l'Autriche essaye de tourntr le trailé de Lunéville en de111andaul e111·orJla Tosc.111e,Koi) tchcf pvu,sc à la rupture avec la France, landis qu'il SainL-PHcrsbourg 011 « redevient anglai. •· Aleiandrc I" avail demandû et obtenu le relrail de la flolle de Nelson. En répon~e, il s_'empressa de lever i't-111/J"rgo mi,; sur les navires anglalf, puis reconnuL aux .\nglais le droit de visite sur les navire, commerçanh ballanl 11avillonru,~o. La Suède el le Danemark suivent la l\ussie accor1I du 1i juin 1801 . La l'rus!W, à son tour, e,L i111ilt'e u enlrPr dans la conventio11 11ouvcllc :tl juin IXOIJ. La lisue des neutres 11·e~islait plus : elle _xt'lail retournée. ' \ Dans ees contliliom; el au milï,u do lanl d'èvéncmrnls coulralrcs, llonaparLe demande;, l'Angleterre de faire la paix. liais, par un ral1101111cme11L <Jlli lui parall ju<ll•, lt• gouvernem~nl auglais suppose que lt• premit'r consul est au, abois. Le, Anglab, au contraire, reçoi,eot préeis(•menl alor. d'e,cellente• nouvelles d'Egypte; c'esl l'instant de l'allaque décbivc, Menou n succomber.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==