Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIA LIS'l'g i21 vous.• Lanfrei criliqua11l avec u111•ardeur si11gulièrement frappante la valeur du rapprochenwnl rran!'0-ru•sPe11 1800 el 18111, rejt'ltecelle lrllre du Bar qui n·aurail exi,tè que dans h pc11sée lit Napoléun. llonaparle, aura il eu, en rA.alilé, u11e note où • on le traitait 11 fH'U près cuwme h• gonl'erneur dt· quelque provi11ce éloignt•e de l'empire ru,,e '· "L:i lettre th· I1a11I 1 • figure pourt1nl dans l'ounage lo11danh'11laldt' Marlt•n,' cl \l. Sorel la repro1luil égalenw11l sa11sla mettre eu tloute. Il semhlt• qu'o11puis;e croir~ quelle a élé vérilablemenl écrite. Lo11freyétablit une critique jmle sans cloule, mai3 personnelle, lorsqu'il dit que • l'alliance ne pouvait être ùurahle ,ans q111•la Fra11re de tï81J se reniàl elle-m~me • ou e11corequ'elle était• anli-européenne, accouplait la civilisalion à la barbarie t'n rendanl la Fra11cesolidaire du sy,lème monstrueux des czars ... •· Il n'en demeure pas moins vrai que Bonaparte avait inlérêl à faire agir Paul l" contre l'Auglelcrre el la façon très rapide dont le lsar s'est laiss(, séduire', l'envoi d'un plé11ipolenliaire russe., M. de Kolylcher, montre assct qu'il élail vèrilable111enl!lispo-é à lr.iilcr. Dès lor:,, ,a Jeure du ~'O ja11vier e;,l absolumenl pos,ihlr . .'lous sa vous qu'au iuôme momenl Donaparle devient plus exigeanl dans ses demandes à l'.o\ulriche, N signe aYanlageusemenl le lrailé de Luné1•ille, sui\'i du traité de ~'lorencP ,:?Il mars 111()1)q4i ferme les porls napolitains aux Anglais, du lrailé de Madrid (21 mars 1801) qui récompense l'Espagne tla 'l'o,ca11e ••~tdo1111ée à un infa11l) du concours promis contre les l'orlugai,, (•lernels alliés de l'Anglelerre. Toutes ces opérations diplomatique~, on le voit, n'ont qu'un obj<'l: isoler l'Angleterre. Elle est maitresse des océan,, c·esl entendu, mais elle n'a plu, de débouchés pour ses produils, elle est chassée du conli11e11l.Penda11l que l'innucnce française s'étenù, Uauaparle cl Paul I" travaillent à élablir une alliance. Kolylcher étail arrivé le 0 mars IStll à Paris. Ses i11struclio11sportaient • la garantie de Malle après la reslitulion au grand-maitre, et ce grandmallre serait le tsar; la restitution de l'Egypte à la l'orle; la recon11aissa11ce de la lifuile du l\hin, afin d"/t11111i/ia C.I ttlricl,e. Kolytcllef dcvail porln· Bo11apar1e à faire une de.,ce,1/Psur les eûtes d'Angleterre, lui impirer l'idée dt• prmdre le litre royal el d'élab/ir la sucres,io11 att lr/J11edam sa famille; mfi11Bonopa, te élail moili' à fermrr les club, rét-olution11airc< à Paris el parliculit'rnne111 le club polonais•. • Tant qu'il s'agit des 11égociations intéressant ,eulewent les deu, pays, tout alla 1Jie11e11tre 'l'alleyrand et KoJytcbef, mai, • la qul•otion de la 1ai, géncrale décounil toutes les oppo,il. Lanrrey, o. c., 11,2l1. 2. Martens, T,.aiu.6 dt la. Rw-.,i,, 1. Xlll, p. 2Sl. '3. SoNI, o. c., p. 94. •· Boupane lw anil (ail priNM dt r,pq donne• par le pape Uoo X au grand•mal,r• d1 l'ordre de Malte, l..iale•,\dam. ll lui uai, reoYoy, tl 000 pri1oonier1 ruMet complt1'6meu1. '4luipM.Par con'", Paul Jtr obligea LoWaXVlll à quit&.er Miuau. ~. Sorel, 0, C,, p. 109,

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