Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIALISTE avait dù rentrer à Toulon 1:5 février. Une tentative de Bruix ne fut pas plu; henreu,e 1 • Hien ne put relarcler J,, tlénoùment fatal : Belliard capitula le 2î juin 1801; llenou rendit ,\Je,andrie le :JOao0l suivant. L"Egyple fut évacu(•e par l'armée française, infiniment réduite, et ramené~ en France avec les honneur> dt>la guerre. ~ 2. - La défense de Bonaparte. On se rappelle que le ressentiment du tsar Paul I à la sui le de la bataille de Zurich ravail déterminé à abandonner la lutte effective contre le:; armées françaises. Lorsque le~ Anglais se furent emparés de )laite, il estima qu'ils agissaient en violation du droit des gens et se trouva au surplus personnellement blessé : J\lalte devait être remis au, chevaliers de l'ordre dont il avait accepté d'ôtre lt! grand-maitre. Il reprit dès lors une idée réalisée en 1780, pendant la guerre d'indépendance de l'Amérique, et forma la ligne des neutres deHinée ù résister contre la suprématie maritime de l'Angleterre. Le 16 décembre 1800, le Danemark el la Suède y accédèrent; le 18 décembre, la Prusse y entra à son tour. Les Anglab, sans larder, caplurè.-enl les na vires neutres qu'ils purent rencontrer, el se dirigèrent sur les colonies danoises: mais, par représailles, le Danemark occupa Hambourg et ferma !'Elbe au commerce britannique, taudis que la Prusso prenait le Hanovre. Bonaparte était donc tout à coup secouru par un ennemi de la veille. Il n'eut garde de méuager les avances et les 0allerics à l'empereur de llussie el, lorsque le général Sprengporlcn, envoyé par le L~arpour annoncer la conclusion de la ligue des neutres repartit, il emporta une lettre du Premier Consul'· "Vingt-quatre heures après que Yolre Majc,lé aura chargé quelqu'un qui ait toute sa confiance et qui soit dépositaire de ses spéciaux el pleins pouvoirs, le continent et les mc1s seront tranquilles. Car lorsque l'Angleterre, l'empereur d"Allemagne et toutes les autres puissances seront convaincu, que les volontés comme les bras de nos deu~ grandes nations tendent au même but, les armes leur échapperont des main, et la génératioh actuelle bénira Votre Majesté de l'avoir arrachée aux horreurs de la guerre et aux déchirements des factions. » Le 20 janvier 1801, Paul I" lui écrivait de son côté: " Je vous propose de convenir eulre nous des moyens de finir el fai, e 0nir les maux qui désolent depuis onze ans, l'Europe cnl ière. Je ne parle ni neveu, di.culer ni des Droits de l'Homme ni des principes des différents gouvernements que chaque pays a adoptés. Cherchons à rendre le repos et le calme au monde ... ~le voici prêl à rnus écouter et m'entretenir a,•ec 1. Bruix, qui de"ait trouver du·ant Cadix la tlotk de Dumanoir et de Linoi1, ne put atteindre le port de rendez•vous. Linoi, 1 après un combat à Algésiras, dut renLNr à Cadix uec une flotte désemparée. 2. 21 décem~re 1800.

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