Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

Il ISTOinE SOC!.~ LISTE l'G!fensive mettre un ~oi11e,tr0me à tenir secrète la zone du rassemblement'·• Les espions envoyés it Dijon virent mnnœuvrcr rles hataillons ridicules rie volontaires encadrés par quelques ,ieux soldats. li y avait aussi tout un élalmajor très affairé, et l'on trouve au ministère ec la suerre des lettres nombreuses de chefs se plaignant, qui de rr.anc1uer d'argent•, qui de manquer de locaux, qui d'être volé par les fournisseurs 3 , il y a au-si une inslruclio11 détaillée du général Dumas au général Clarke•, i11diquant, avec minutie, l'équipement des volontaires à cheval cl à 1,icd... li y a, en un mot, beaucoup de paperasses, mais pas d'hommes. Et c'est dans ces conditions que l'tilra11gc1· ne trouva pas assez de moque1ies à prodiguer à celle fameuse armée de réserve. Mélas reçut l'ordre de ne pas s'en préoccuper : elle n'existait pas. On a écrit que Bonaparte ne pré,i11l pas ses lieutenants de son intention de commander en chef l'armée de réserve. Il faut Liisti11gucr. La Constitution de l'an VIII ne disait pas si le premier consul poU\ail l rendre la tête d, s armées. L'opinion générale était qu'il ne le pouvait I as, étant chef du poul"oir civil. C"est pourquoi Berthier céda le portefeuille de 1. Guerre à Carnot, et devint nominalement général en chef de l'armée de rése1,c. Le /Jultetin du 5 juin 1800 dira de .\Jilan: • Le gé11éral en cher et le p1emier con,ul ont assisté à un concert. .. "illais, dès le premier jour, Bonaparte a l'intention de commander, et, le 25 janvier 1800 (nippelons-nous qu'il est p,éds ment en pourparlers pour la JJaix !), il écrit à Berthier lui-même : « Mon intention, citoyen ministre, est d'organiser une armée de réserve dont le comma11cleme11tsera réservé au premier cons11l. » A Mas,é,,a, il écrit dès le;:; mars : • Je I éu11is à Dijon une armée de réserve dont je me réser·ve le commrmdement direct. » C'e.;t à Moreau, - le ri ,al! -qu'il iache ,es intentions le plus possiltlc. Le 22 mars, il lui mande son projet de faire entrer d,s troupes eu Lombardie : • Celle dernière opération sera confiée au général en cluf de l'armée de résc,ve r,rssemblée à Dijon, qui se concertera avec vous, et dont les cousuls vont faire le cltoix." Nous voici donc édai1·és. Une dern ère let lre, de Uerthier celle-ci, nous montrera qu'il sa,ail, quant à lui, à quoi s'en tenir sur la valeur réelle de son Litre. Il écrit de Lausanne au générul Dupont. le :12mai 1800: « Dites au général Boudet de donner des o, drcs pour qu'il se trouve des chevaux au relais de Ve1ay demain pour la voiture du général e11 chef et pow· la mienne, afin que nous allions promptement à Yillcmuvc ... i. Général Bonnal. L'E,prit, de la guerre moderne. De Rosbach à UJm, p. 131. 2. Dubreton a Berthier, 28 mars 1800. Chabran à Bonaparte, 6 avril 1800. 3. On troun une indication des trafics aui:quelles donnèrent. lieu les subsistances dan!I des p&ssagcs comn1e celui-ci oü Dubreton, ordonnateur en chef do l'armée de rfiserve, é~rit à Ber- \hier, mini!ltre de la guerre : • ... Le service des vivre,, pain, l~gumes, etc. 1 sera fan, nonob!.• tant les observation!! de quelques sout•lraitanll qui, après avoir exigô de la Comp3gnie \"ander-. berg des pris énormes, voudraient encore faire annuler leurs eng:>gemenls... • 11 eH à. regretter que Jea çartont du archi,es de la Ouerre touchnnL les fournisseurs aient disparu. 4. 2.f.m:irs tSOl.11 résulle de ceue inttruction que le prit. d'équipement complet d'un Toloclaiu t. chenl étaiL de 557 fr. iO, celuî d"un ,ol0ntllire d'infunterie, 11-'l fr. 75.

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