Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIISTOl!lE SOCIALl$TE dïslnl. c·c,t par lettres cl1113 cl du 10 messidor {L• el <i juillelJquc Bruh ful a"erli à Cadix {chap. ,1x, § 2 que le l)irectoire nïn,istail plus pour q11ïl all,ll chercher Bonapnrle en l'f!ypte. comme l'avait décirlé (chap. '"• fin du S 1•·1 la lettre du 7 prairial (:?0mni}, a1anl ln rentrC-r· à P,iris de Sirii·s élu clirecte11r; car, au, yeux de Sie)èS, Bonnparte était a1n111!out le riYal à éc rte,·, el quand on en p,•rlail Mrnnt lui pour elîectucr le coup d'Etat, ohjel d,• ses désirs à la condition d'en Olrc le l1é11éficiaire, il cc r.-prmcl;iit dédaiµ-ncu-cmenl: - Le remède sera il pire que le mal » (ile Bnrantc, /drm, p. ~n:,). D'où il ré•ullc q11'a11J•lus tard clans la premi~re q11i11zai11ede rnes,iclor {fin juin', intc nlions cl plan clc Sieyès élairnl arrêtés, tandis que la socii-lé du Manèi:e ne dt'bt;la q11'après. S'il avait vfcu, Joubert se serait-il pr~l6 au dé-ir dr Sicy~s? Gohier dans ses .1/i'moircs (l. l", p. 53) raconte !JUC ce génér l a1anl de ~arlir pour lït.,lic, lui dit: • à la manière dunl 1otrc ci,11~.ue Sicii•s, ,·-t r,primé avec n oi snr notre Constilnlion, à l'étran1<e la11g1;,e quïl m'a trnu, j',oi ,u qu'il n'Nail pa, fnil pour rtlriulrr le mi,•n •· Il rrmil it Gohier un •mémoire• que cclni-ci pul•lir (/d,111, l'· ;JG', cl ::uiv. 1. cl dans lcc1uel Joubert semble a,·oir dés in ron~cner • les fc,rmc, corstil ulionncllrs" 'id, p.;)(,() . On l' lrourn sur le pcn,hanl des mocl,·1és ,rrs la droite celle a, poécialio,i trop souvent e,aclc : • Des réi nhlirains c1uicroicut l'êtrc aujourd'hui, dans le mumenl d'une crise fatale, se lroU1cronl, sans y penser, tout bonnement ran,:és parmi lo•,royafüte,, et ccu,-là sont tous Ir, m,,dért 1- • fdem, p. :JO(). Lan auvai,e lacti 1ue des Jacobins ne rut donc p ,ur rien dans l'idée des mo !érés do recourir à un coup d'Etat ; elle fut le prétexte, elle ne ful pas la cau,p de la nouvelle orientation à droite qui dc,ail préparrr crl11i-ci : une politique de réactio,1 prt'nlable e,t, en I lîel, la condition cs-tnl elle de réussite I our un coup d'Etat; cc n'est qu'aprè; a1oir fortifié les 1/actionMires au, dépens des 1rais ri publicains, cc n'est qu'uprès leur a,oir cé,lé le, menue, du pouvoir, qu'un coup d'[tat peul le leur lh rer tout enlier. Ttl e c,t la règle sans e,cept,on de notre hiddrc, où la lofi11ue des rail, a loujour; 1lé01cnli de la manière la plu~ catégorique les assertions inlérc,sél'S des modérés ralJ:lchanl hors de tout propos la Lbèse contraire, ofln d'essayer de détourner sur d'autres les soupçons qui ne sont justifié., que polll' eux-mêmes. Un exemple réjoui~sanl de celle petite rouerie des modérés est d0 à~!. Plichon. Tenant plus à manifester ses mauvaises intentions envers nous que so connaissance raisonnée de l'histoire, il nous criait de son air le plus sérieux, nu sujet - el ici ln chos~ devient tout à fait corn igue - de la p1oposition de loi enlevant simplement aux fabriques le monopole des inhumations: cc C'est vous qni préparez Brumaire e11 ce moment » (,éon ce de la Chambre du 21) ùécembre 1903, Jo11rnal officiel du 30, p. :¾39). Non, M. Plichon. non, on n'n jamais vu un coup d'tital réussir d uranl les périodes de progrès républicains eL d'lnfériorllo, par conséquent, nu point d~ vue de l'influence politique, des hommes de ,olre espèce; c'est, au contraire, la coo<lescrndonce plus ou moins

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