5;;4 IIIS'l'OIHll SOCIALISTE articles 3GO il 36!, de la Conslit111io11relatil's aux sociétés politiques; celle proposition fut adoptée. Le Directoire r6pondit par la communication, le Jî thermidor(', aoOL), d'un rapport du ministre cle la police« sur les sociétés $·occnp,nl cle quenions politiques». Prenant une inilialive que lui reru,ail la Constilulion, Ir Conseil des Anciens vola le renvoi de cc rapport au Conseil des Cinq-Cent,, qui Ji, rrçut le jour même, mais dont la majorité, jugeant le procédé anliconstitulionnel, passait, le Ier.demain, à l'ordre du jour. La manœmre des Anciens était une i111it1lion à sévir conlrc les Jacobin,, très p,obablemcnt concertée avec Sicyè~ qui, ayant Uro tout le profil pos,ible de rnn alliance momentanée avec eux, à rr:ême, gr/tee à l,•ur maladrr,sr, de les <liscréditrr clan, !"opinion publique, aYCCquelque apparence de raison - mais il n·esl pas douteux qnc, lrs Jacobins n'eussent-ils pas été maladroits, Sieyès, conformément à la lradil'on llw, mirlori<'nne etnirccloriale tl,rnt j"ai cito tant d"exemples, aur,,il agi lie m~me - n·aspirail qu'à les dissoudre; [loger Ducos, par n11llilé, étail sa cho•e, el narras, par inlérèt. approu,ail. Ce que \"OU lai~ s·cyès, cc n"i-tait pas seulement une r,arlion du pouvoir, c"élail le pou,•üir ,ouverain. Pour y parvenir, il s"était allié au, Jacobins contre ses collègues du Directoire, 'l'rcilhird, Merlin, La Revcllière. ~lais les é,énc mcnls du 30 prairial (18 juin) n'ayant pas abouti à l'élection de ses randiclats préférl·s (diap. xx), il « n"avait obtenu de celle journée rien de cc qu'il a,ail espéré » (La Revellière, Jllémoires, t. li, p. 418). Après avoir reconnu en termes louangeurs que• le parti modéré» a,ail triomphé en la per,onno de Sieyès, " âme de ce I arli qui ré11nis~ail l'adresse au talent », 'rhibaudenu (le ·cousulat et l'Empire, l. I", p. 11) constate c1u' « il était noloi, e que Sieyès m<'dilait une rél"orme dans !'Etal • (ldem, p. 14 15). Or, celle réfo; me qui ,or.sis:ail essenliellemenl à fcrtif.rr le pomoir e,éculif au liélrirr,ent du 1,ouvoir législatif, la présence de Gohier et de Moulin au Directoire cl la compo,ition du Conseil des Cinq-Cents ne lui permcllaienl plus de l'atteindre d'une façon à peu près régulière; dès l'abord, il son;:ea à un coup d'Etat militaire (de Baranle, JJ;stoire du Di1·ectoire, l. Ill, p. 450-4~>1), cümme Carnot y avait songé, avant le 30 prairial, a,cc l'aide de La FayPlle (1·oir chap. xx). Selon un extrait des Mémoires de Jourdan, publil'. en féHicr 1001, par le Carnet historique et littérafre (l. ,Jr, p. 16-1-172), dans une conférence que, peu après le 30 prairial, Bernadolle, Joubert el Jourdan curent « avec Sieyès, pré,idenl du Directoire, il lai,sa percer, à tra'"ers son langage obscur, l'opinion de donner à la France de nouvelles in:litutions el plus de pouvoir au Gouvernement " (p. 162). c·e,l un arrêté du 21 messidor (0 juillet) <Jui,en dé,ignanl Marbol comme ~uccesseur de Joubert à la LOiode la 17• division militaire (Paris), que celui-ci commanr'ail depuis le 30 prairial {18juin), annonçait sa nomination au commanncmenl en·thef de l'armée d'Italie d'où, sul- ,ant le souhait de Sieyès, il devait rc1·enir victorieux ~our opérer le coup •
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