Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

5-'12 IIISTOIRE SOCIALIS'rr,; vanche, le premier ~Icrcier dit La Vendée-il nousélail réservé de connaitre le seconrl - surprenait Saint-Brieuc le 5 (27 octobre); il avait déjà sous ses ordrr, les surnommés Justiçe, César el Pierrot (Chassin, les Pacifications d,• l'Ouest, t. Ill, p. 406); ils n'eurent pas le temps de vider les cai•se,, mais as,a~,inèrent le commissaire du Directoire près l'administration municipale, Poulain-Corhion, qui refusa de crier : « ,ive le roi•, le capitaine de gendarmerie, trois gendarmes, trois autres militaires; on ne dit pas si ce fut au cl'i de : Vive l'armée I Le 10 (10 novembre), dans l'Ille-el-\'ilaine, Redon était pris el évacué après pillage. Dans le Calvados, Frol 16échoua le 5 (27octobre), à \'ire. Dans les Deux-Sèvres, à'Aulichamp fut mis en déroute, le i3 (4 novembre), aux Aubiers, village entre ChO.lillon et Argenton, à égale distance de ces 'cleux villes. Malgré les développements de l'insurrection dans la )la1•enne el en Normandie, et malgré les sullsides reçus des Anglais du i" au 5 novembre, les royalistes n'eurent pas de succès durable. Le général Ilédomille, nommé le 30 vendémiaire an YI 1 (22 octobre iî90}, gént1ral en chef' de l'armée d'Angleterre à la place de Michaud. entrait en fonclion, le 12 brumaire (3 novembre). à Angers, sans se préoccuper de ~Jichauà, qui ét, il à llennes el ne sut que le 20 (11 nol'embre) ,;u'il était remplacé (Revue his- ·toriquc, t. LXXYIII, p. 2W el 300). lléclouville, qui tenait du Directoire les pouvoirs qu'avait eus Hoche, venait d'cntruJJn, non des opérations militaires, mai• des négociations dans des conditions a s,ez louches avec une royaliste, 11'" Turpin de Crissé, et Frollé, Bou,monl, CbO.lillor,, d'Andigné, lorsque Bonaparte fil son coup d'f:'tal du 18 brumaire. CllAPITRE XXI MOliYEMENT JACOBIN - MENÉES H.É,\.CTJONNAIRES DES llODÈRtS (messidor an VII à vendémiaire an VllJ-juin à octobre 1799.) Les dilférences de situation apr~s une déraile et après une victoire étant plus tranchées pom· les partis extrémes, surtout pour les partis d'avanL-gorde, que pour les autres, le parti qui 1arul le plus triompher après le 30 prairial, fut le parti jacobin. Si, depuis la réaclion thermidorienne, ce nom el celui d';111arrhiste servaient à désigner, quelles que fussent leurs nuances, les républicains sincères, les partisans d'une République démocratique, c'était llien l'esprit jacobin - on peut dire, je crois, l'esprit jacobin, comme on dit ~ujourd'hui l'esprit radical el radical-socialiste, malgré des divergences d'idées entre membres de ces partis assez assimilables, d'ailleurs, en masse - qui dominait dans le Conseil des Cinq-Cenis au début de la nouvelle législature; c'était cet espiil qui avaiL inspiré les lois de l'emprunt forcé el des otages.

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