540 HISTOIRE SOCIALISTE tcmbre ii09, lui demandant l'envoi d'un personnage muni de ses pleins pouvoirs pour une communication importante, Barras se borna à averlir le Direcloi re. Un conseil royal central fonction nail à Paris; composé de trois memhres el d'un secrétaire, d'André (voir chap. xv), qui arnil voix délibérative, il é1ail chargé " de faire aux officiers civils et militaires telles promesses cJui seront nécessaires .... sauf pour les emplois de cour• (p. 280, t. li, Dubois-Crancé, par Jung). Peu à peu, sur les excitations des émigrés rentrés et des prêtres réfractaires, grO.ceaux formidables crédits de l'Angleterre, • l'ennemi héréditaire• et le caissier patriotiquement choyé, - d'après sa propre comptabilité, Louis de Frotté aurait reçu, de juillet 1799 à septembre, i 494 livres sterling (37350 fr.); et, de septembre :1.799au i" ao0l 1800, l'insurrection royaliste « aurait été sub\'enlionnée de 309939 livres (7748475 fr.), dont 297939 (7 448475 fr.)dépensés• (Chassin, les Pacifications de l'Ouest, t. Ill, p. 358), - les bandes se mulliplièrent et les divers rassemblements comptèrent un nombre de plus en plus grand de partisans. Cepend.anl, ce qui faisait la gra- \"ilé de la situalion, c'était surtout l'insuffisance des forces c1u'avait à sa disJJ•Jsition le remplaçant de )Jou lin qui fut, Kilmaine ne se rélabli,sanl pas - il mourut le 20 frimaire an VIII (11 décembre 1799) - d'abord provirniremenl Dembarrère, pui~ )lichaud. Si, de la part des royalistes catholiques, les assas,inats, les actes de dévastation el de brigandage, qui n'avaient jamais comp!Nement cessé, étaient devenus plus étendus et plus fréquents, il n'y eut pas de faits de guerre véritable jusqu'au mois de septembre. Le 30 ao0l, des<<bases générales de conduite • (Idem) étaient arrêtées à Edimbouri;, ~n présence du comte d'Artois, par ies principaux chefs royalistes qui, à l'exception de Frotté, rentré seulement le 23 septembre, se concertèrent de nouveau en France, le 15 de ce moi~, au cbO.teau de la Jonchère, près de Pouancé {)laine-el-Loire), el résolurent de s'attaquer aux principales villes. lis avaient spécialement à agir, Georges Cadoudal dans le Morbihan, d'Autichamp en Vendée, le comte de ChAtillon dans l'Anjou, le comte de Bourmont dans Je Maine, Louis de Frotté en Normandie. Si ce dernier rentra plus tard que les autres, c'est qu'il avait compté sur la trabi;on pour susciter une insurrection en Belgique. Le général JacquesLouis-François de 1'illy, à qui était confiée la sécurité de ce territoire réuni à la ~'rance, avait consenti, sur la demande du comte de Semallé, envoyé par de ~'rolté, à fomenter une insurrection belge au moment où les Anglo-Russes déscendraienl en Hollande; il avait seulement posé comme condition que le comte d'Artois débarquerait en Belgique. Notre vaillante altesse royale ne se pressa pas, malgré l'insistance du comte de Frotté, qui dut renoncer à son projet, Brune ayant, sur ces entrefaites, eu raison des envahisseurs (Idem, p. 361-362). Avant le soulèvement général de roues! fixé, dans la réunion de la
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