Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOIIU, SOCIALISTE du message du Directoire annu11cé la \'Cille, qui ne contenail pas J,, moi11,l1,· rcnsrigocmenl el se bornait à. réclamer le Yole de crédits "c::rnl,. lt•s' i irjCc11tsmainlinrcnl leur pcrm1ncncc C'ltll'c~,t•rr•ntla li,tc ,lt~ ùl\ 11om:-p-n11 " Je remplacement de 'l'rcilhar '::,,soir, Gohic,· fnl élu par lt's Anciens; c·rtail un ancien membre clc la Légb:,,Live, honnête homme cl t•~p11l,licai11 sinciire. P.,r celle mesure habile, !,1 coalition des oppo,anls avait pour cll,• deux directeurs : Gohier el Siey,'s: rleux autres, L1 Revellière-LépP1m el ~lnlin lie Douai), étaient contre elle; le cinquième, Barra,, ne pensait qu':'t d{:- fcndre sa situation personnelle eu se mrlla:il du côlé des plus fort,. Il dépendait de lui de donner la majorilédaus le Directoire à un parli ou à l'autre, 0l il se peul qu'il ail un instant soni;ù (L rcnou,elrr contre Je Corps légi,lati[ Ir coup du 18 fruclido,·. c·esl ce que prétentl Cambacén)s dans se, 1,-,.fail'ci,- sements inédits cités par :Il. Albert Yaod:11( l'acène,nent de 801t1111ort,·, p. n, note). Lr, Correspo11da11cdeiplomatique du ba,.on de St,1i'l-ll11l,1r-ù1 et da /)'Iron IJ,·i11J.-ma11, par Léouwn Le Duc, dit que le Dirc,·Loire "fut douiJle111c11t embarrassé à choisir ,e, moyer1• de défen,c. Le plus ,impie lui parut 1111 coup de main pour mutiler encore une foi, le Corps kgislalif; mais, comme narras, leur seul el Yérilahle chef eu Fructi lur, ne ,')' prêta, celle fois-ci, C{U·' pour a1,profonùir leur.;; de~sein,, Lou, leurs projets rc:;lèrenl sans e,éculio11 N Si C}èSarriva, heurrusen,e11t pour sou p,rli. assez à trmtJS pour ar1mdtre lllrra, ù des dèlihéralions plus précis,:, el p»1n· ,un eillt•r le< mc,11r.-, de ses autres collègues • (p. :?s~:- D"autre part. dans les flr'ponscs ,fr L-, Hl't·etlii·rr• aux dtf11011cù1tionpso,·tie, '"' Corps légi</atif contre lui 1•tses ancien< colli 'Jurs (1~ thermidor an \'11-2 aoùl Jî!l9i el i11;érées à la ,-uilc de ses .JJ,'1,wirh (L. lll, p. 1w1 , on !il au ,11jct de l'accusati•rn rl'a\•oir voulu fairr coutre la représentation nationale u1.1coup ù'Elal militaire: « QJanl à moi, je déclare formcllemcnl que je n'ai ni fait ni en:endu faire, ü quelque militaire que cc soit, la proposition dont on parle, que je n·cn ai aucune connai;sance et que i<' n'ai jamais eu l'inleution de la faire •· Quoi qu'il en soit, Barras s'apcrçul (.llhnoi,·es, l. Ill, 1>-361) que • militaires cl dépull15 1iarlaient ùe prèter mai11 l'orle au pa.rli qui voulait ùécidémenl l'expulsion de :Uerlin el de La llevellière •; les soldats, en _eiTClé, taient les premier.;; à protester contre l'administration de l'ancien Directoire cl les escroqueries des fournisseurs don l ils avaient souiîert; aussi estima-l-il plus prudent d'entrer dans le jeu de Sie)'èS contre les deux autres. Ce qui est certain, c'est qu'il y eut des velléités de coup d'Elal de la p:ll'b des morlérés inclioaol à droite, qui avaient été victimes du 18 fructidor. Dan~ la Co,.,.espondance ùv;dile de L" Fayette, précédée d'une élude par M. Jules Thomas, on liL (p. i7î) : "Q1.1clques jours arma le JO prairial, des propositions lui (à La Faycllc) avaient été faites au nom de Carnot par un officier envoyé d'Amsterdam qu'il rencontra à Utrecht et1 trop déOanl encore ou mal informé des chances ùu coup ct·Etal, il arnit fait

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