632 lllSTUlllE SOCJAl,ISl'I!: le ùifflcile •; el p. ::n) se trouve une lellre de La Fayette à Louis Romeu(, du 7 brumaire an \'Ill (20 octobre lïOO), clans laquelle il regrellail son attitude c11celle occa,ion. Le :lOprairial 18 juin,, aul Cinq-Cenis, Bertrand (du Cah·ados) répondit au message du Directoire lu la veille; il s'indigna de voir les directeur, s·crrorcer de rejeter sur le Corps législatir la rrsponsahililé du manque de r, ,,ourccs qui pro,cnail de ce qu'elles avaient été gaspillées et non de ce qu'elles n'avaient pas été volées: « des compagnies privilégiées 011tété admises à faire des services, ont reçu des avances, n'ont rien fourni cl ont remboursé les écus a,·ec des valeurs qui perdaient GO•/•, el ron ose entreprendre de détourner votre attention, celle du peuple, de ces crimes pour rejeter sur vous la faute de notre situation •, et il ajo11lait qu'on portait, en vendémiaire an \'Il, • l'elTectif de nos armées à 437000 hommes, tandis qu'il ne s'élevait pas à :JO() 000, el ron ose ~c plaindre do la pénurie du Trésor pul,lic ! • li termina en invitant La Revellière et Merlin à se retire1·. Un autre député, Boulay 'de la lleurlhe), in,bla sur cc point : • il faut, dit-il, quo ces deux hommes ;orlenl du Directoire•• et il fit voler la nomination d'une commi,- sion de onze membres chargée de rechercher les mesures à prendre. Puis, ,oil mus l'inspiration ùes leçons du pas-é, soit grO.cc ü l'a,erlissement quP leur aurait donné, d'après certains (Aula rel, llistoirr politique de la Jlévolulion f1·011çaisr, p. 08:S, Darras, sur les vrlléilés de coup d'Etat des directeur, menacés, les Cinq-Cent, volai en lune résolution, aussilOl ap1>rouvée par les Anciens. mellanl hors la loi lou:; ceux qui donneraient ou exécuteraient l'orclre d'attenter• à la silrrlé ou à la liberlé du Corps législatif ou de quelque,-uns ùe ses membres ». Pendant ce tem1 ~. les modérés cherchaient à obtenir la démission de La llovellière et de Merlin. Après une longue résistance, ceux-ci finirent par céder. ln membre ,·enail de demander la mise en accusation de )lerlin, lor;- qu·un message du Directoire aunonça aux Cinq-Cents sa démission et celle de La fü•,·ellièrc. C'est Ht ce qu'on a appelé à tort le cou1>d'Etat du 30 prairial; en fait, ni le 22 floréal an VI, ni le 30 prairial an Vil n'ont été des coups d'Etat. Dans celte dernière journée, il y a eu une trè, forte pression morale exercée sur la volonté de deux hommes; mais nul délcnteur de la force publique n'est sorti de la légalité. Le 1" messidor (10 juin), les Anciens élurent !loger Ducos it la place de .\lerlin el, le 2 (20 juin), Je général Moulin à I& place de La llevellière. Le premier Nait un ancien Conventionnel qui avait été du 1>artide Danton el un ancien membre d_u Conseil des Anciens quïl a,ait présidé le 18 fructidor an V; le second passait pour Jacobin, il avait par intérim remplacé Kilmaine, malade, i, la tête de l'armée dite d'Angleterre, le 10 nivôse an Yll (:JO décembre 1708), el il était arrhé à Paris, avrc l'autorisation du· ministre de la guerre, le lendemain d\J 30 prairial, pour se concerter avec Le gouvernemcul sur la ~iluation de l'Ouest.
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