Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

ll!S~'OJITIE SOCIA.LISTt: sonl encore t'll place •; a\'CCla mfunc impunité, Lous les comptables onl pn ,;e tran,fornicr « en autanl de spocnlaleurs sur les fonds donl ils ne devraienl i-11c que les dépositaires passifs~- Enfin, le 17 prair.ial (5 juin), en même temps que, p ,r message, ils demandaient au l)i••eoloire des renseignements ,nr 1,1,itnation de la Hépu'blique. les Cinq-Cents adoptaient un projéL d'allre,sc au peuple présenté par Français (de '.\antes) et où on lisait: • Des plaiules nombreuses se sont éle\·ées sur la conduite de plusieurs agenls ân Di1cctoirc e\éculif accaëés de dilapidation, et de rapinrs, tant dans lïntérieur qne clwz les Républiques allioes. La loi mettra les coupnbtes,sous la main de la ju,ticl'.-. La responsabilité des agents exécutifs sera organisée; les comptes des ministre, rnrcnt solenneUement publiés el sèvùrcmcnl examinés; la plus ric,ou1·eu,c économie sera am>ortée dans la Uxaliou de, dé1,enscs; la liberté dP- pcr.-ounrs et clrs ovinions se111 ;!. rantie par des lois sévère,». Sur ce der11i(•r 1,oint, dès le:!7 prairial u;; j"i". les Cinq-Cents volaient l'ab1·ogation tic la loi du O fructidor an \'I \:?Uaoût lîU8) prorogeant pendai1t un an l'a1-L.3;; 1tc la loi du 19 fructidor an V (3 se1>tcmbrc i 707), qui livrail les journaux à l'uriJitr~irc policier (chap. Hn, §§ J el :!) ; cette mesure constituait l'art. 1" c1·une résolution sur la prcs,e, dite projet Berlier, qui ful entièrement votée le 20 prairial (17 juin). Celte ré,olution "" -\1 nrticles, tout en maintenant en particulier l'art. 1" de la loi du 27 germinal an IY-iO avril t71l6 (voir chap. xm), con~tiLuait un prog-1•ès; elle fut repouss6e par les ..\ncie,u le 4 thermidor (22 juillet:; le snrlendcmain, les Cinq-Cents votaient une noul'elle rosolution ne l'Omportaol que l'abrogaUon qui formait l'art. l" de la précédente, et, sous cette forme restrei11te, elle était acceptée par les Anciens le i \ thermidor (l'' août); elle ne devait pas empêcher, d'ailleurs, le Directoire de lancer des mandats d'arrôl contre des journalistes. Dau, la séance du 28 prairial '.16 juin), Poulain--Graudpré fit voLcr par les Cinq-Cent~, le Directoire n'ayant pas répondu à leur message du 1i (5 jnin), • de rbter en pcrmanenoe jusqu'à rarrin\e de la réjJonse • à un 11ouveau message; el les Anciens, prévenus, se déclarèrenl également en permanence. Deux heures après le nouv1•au meësage des Cinq°Cents, le Directoire leur annonça qu'il leur l'll\'erra.it le lendemain les renseignements demandés et ciu'il se constituait lui-m~me en permanrnce. I,• même soir, les Cinq-Ceuts cas,èrenl comme inconstitutionnelle - ee qui ctait Tigoureusement exact \Chap. n11, § 2), mais un pea tardiT - l'élection, le ·20 floréal an VI (i5 m~i. i ,ù~), de 'l'reilhard au Directoire, Cl décidèrent qu'il devait sur-le-champ cesser ses fonctions; à deux 'heures du malin, les Anciens ratifièrent cette ré,olution. La llevellière, soutenu par Merlin, engagea de toutes ses force.,, comme il l'a dit (llémoires, l. Il, p. 3\/1),·'J'reilhard à ne pas se sotrmetlre; llarras prétend ·m~me (Mémoires, t, Ill, p. 3;;0) quïl alla jusqn'à parler de recûurir à la force armée, et que ce n'est que gra.ce à lui Barras _et à Sieyès, qu'il n'y cul pas de résistance. A la suite de la lectUTe, le 29 prairial (i7juin),

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