Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIISTOII\E SOCL\LtSTE du nationalisme! D>ns un sentiment opro,é, radminhlralion municipale de :-iancy, nous apprend le Jllo11iteur du 13 prairial (l" juin iîOO), avait cru devoir consigner au quartier les officiers el soldais autrichien, prisonuiers de guerre; ayant été inslruit par elle de celle mesure, le minblre de h guerre lui avait répondu, le 5 prairial (21, mai), en lïnvilaot • à en user comme par le pa.•sé vis-à-vis de ccs étranger;;, c'est-à-dire à allier la plus stricte ,ur\'eillance aux procédés que réclament Je malheur el l'humanité •· Une telle lettre fait honneur à son signataire Milet-Mureau. § 4. - Terrible assaut des coalioés. Quelles étaient, au th'bul do la campacne, les po,ilions occupées de pm t el d'autre? Le Directoire avait si, armées dis<éminées sur une ligne s'étendant du llelder au Vésuve. L'armée de Hollande, 11177 hommes (Rewe ,l'fti,- loire ,·Migée à l'état-major de l'année, décembre 1003, p. ;;$1), était commandée par Drune depuis frimaire (fin de no1embre 1798). L'armée dite de Mayence, qui comprenait (chap. xrn, fin du § 1") depuis le 9 pluvi0,e an YI 1?8 janvier 1798) Ioules nos forces sur Je Rhin, mise, le :?3 vendémiaire an YI! (il octoùre 1708), sous les ord1es de Jourd:in, lut bienl0L di1i,ée de notl\eau en deux parlies : l'une, dite arm~e d'observation, 28304 hommes (Idem, p. 584), confiée le 12 plu,·iôse an Yll (31 janvier 1799) à Bernadolle, l'autre, dile armée du Danube, comptant 30 317 hommes (Idem) sous l'action immédiate de Jourdan. Le commandement de la quatrième armée, celle d'llehdi~. 20 330 hommes Idem), restait (rhap. xv1, § 2) entre les main~ de ~lass,'na, qu'un arrêté du 1':tvenlô,e an \'Il (2 mars lï09) maintint, ainsi que Bernadotte; sous la subordinalion de Jourdan. Le 3 ,enlôse an YU (~l février 1790,, Scherer, nommé général en cher •les armées d'Jtalie el de Naples, quill:til le ministère de la guerre, où Wlet-.\lureau lui ,ucct'dail; il demit, avec J'aide de Moreau en remplacement de Joubut di-mi-sionnaire, mener directement les opérations de l'armée d'llalie proprement ùile, comprenant 00001 hommes (Idem, p. 58i), plus 37641 immobilisés dans les garnisons du Piémont el des Républiques cisalpine el ligurienne (Idem, p. 584); les 258i0 hommes de l'armée de Naples (Idem) eurent à leur tête, à parlir de ventôse an Yll (mars 1709), Macdonald substitué à Championnet, 1fügracié à la suite d'un différend avec Je commissaire civil du Directoire Fnipoult el traduit, par arrêté du 7vent0,e (25 l'èvrier), devant un conseil ùo guerre. Au milieu de mars, l'Autriche possédait trois armées bien organi,ées, l'une de 78000 hommes, derrière le Lech, en Da,iêre, dirigée par l'archiduc Charles qui nvniL,en outre, sous ses oqlre~, un corps de 26 000 hommes comm,mdé par llolze el cantonné dans le Yorarlberg el sur la fronûère des Grisons; l'autre, dont le chef était Bellegarde, de 47000 homme~. dans la ,allée de l'ion et le Thol, y compris les 5000 hou mes d'Aulienbe,g ùétnch6s en '

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