502 IIISTOlllE SOCIALISTE pas le, auteurs rlu crione... li faut toutefois reron11allre que l'on n'y par1ic11drapas sans difficulté. Mais il est hors de doute que, pour y arriver, il im,iorle, sans parler des efforts dïntclligence qu'il y aura lieu de faire, ct·e.,iger de tous ceux qui sarent quelque chose de l'alraire, qu'ils continuent à garder le silence qu'ils ont observé jusqu'ici. » Eu présence de ces deux lellres dont l'authenticité est inconlestable cl incontestée, qui n'étaient destinées qu'à l'empereur, on est, sans avoir le moindre parti pris, fondé à faire retomber la responsabilité de l'as-assinal ,ur des officier,; autrichiens. ~Jalgré noire ignorance des détails de l'affaire el des ordres mêmes donnés par les principaux côupables, les affirmations co11fidentielles de l'archiduc, d'un homme l.,ien placé pour saroir la vérité, <Juece qu'il se \'Oil forcé de recorinatlrc affecte péniblement, qui, ne cherchant qu'à sauver Schmidt en transmettant ses aveu,, est é\'idemmenl plu;; porté à atténuer la culpabilité qu'il signale qu'à l'aggraver, ses affirmations, !lis-je, ne sauraient êlre infirmées que par des prcu\"es décisives. Au lieu rte ces preuves, le capitaine Crisle apporte ses con1iclio11s intimes, c'est insuffi: ,anl. Il ne nie ni la lettre de Schmidt à )[ 1yer, ni les instructions de Mayer à hlerveldl, ni les disposition, prises en conséquence par )!crveldt et le chef de son aile <lroile Güri:er, niais il illlerprèle ces documents capitaux d"u"e manière fal'orabic à sa Lhèse; seulement, par un malheureux hasard, • il a élé impossilJle de retroul'er » les documents par lui interprété; sans les a\'oir ,·us (p. \8). Cet auteur si réconll en inlcr;,rélations elen suppJsilionsdépour· , ue, cl· tout contrôle, re;iroche à l'archiduc de s'en èlre tenu à des « appré· cialions » (p. 18:l,. Cl'pcnùanl, ùans la lettre du 18 mai, l'archiduc renvoie à 11 l'annexe n° 1 >► relati\·c à I' « idée» ém isc par Schmidl; or, avec une régularito l'raimenl fàcheu,e pour ses inlerprolalions, l.l. Crisle nous apprend 1nole de la p. 180) quïl a été im1iossible de relrou\'Cr celle anne,e. Enfin, très dif(!cile 1>,ur les autres el content de peu pour lui-même, M. Crisle triomphe parce que,« en 1819, vinglansaprè:< l"altenlal », dans une histoire de sa campagne de 1700 ùeslino~ à être. pulJliée, l'archiduc Charles a écrit: • 011 ignore jusqu'à ce joui· quels ont élé les auteurs de ce crime. li a~parLieul à la postéril6 <le découl'rir et de dévwler ce secret» (p. 406). Je me bor11crai à faire remarquer que celte allilude esl toul à fait conforme à celle qui a prévalu el qne l'archiduc conseillait confidentiellement à l'em?ereur dans la lettre du 2 seplemlJre, où il se montrait si préoccupé d'établir • aux yeux du monde l'honneur et la dignité du gouvernement impérial » (p. 381); cela prouve que l'archiduc avait ùe la sujte dans les idées el pas autre chose. A !"occasion de ces assassinats, un rJpport sur le moi,; de noréal an Yll (avril-mai 1700), mentionné par~!. nocquain (L'étal de la France au 18 brumaire, p. 370), signale • les démonstralions d'une joie impie qu'ont fait paraitre les royalistes de quelques ,départements (Cher, Rhône, Alpes-Maritimes, elc.) au récit de nos rever~ ». Brave; palriot•·s ! Dignes précurseur.
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