Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

IIIS1'0IRE SOCIALISTE L'échec des conférences cleSellz, su-pendues le 18 mes,ictor an Yl-6 juillet 1708 (chap. t\'11, § 2). ne devait ,,as. tout en i11dispo•a11t cléfinili,•cmeot l'Autriche désireuse de s·étendre en Italie. cmp,'rher la conlinualion du Congrès de nastatl. ~ous avon, vu (chap. "''· , 2 1 que, le 15 germinal (4 avril), avail été admis le principe de la sécularisa lion des principautés ecclésiastique,;. :11~.isl'Autriche. dcrnnt les résistances du Direcloire à ses ambitions en Italie, commençait dè, celle cpoque à se désintére,;,er des lra,au, du Congrès el pours"ivail avec la Prusse et la nu,,ie ses néf:ocialions particulii'res. Son principal délégué, Cobenzl, avail Né rappelé, le 12 a1ril, (t Vieu ne où Thugut, toul en conservant la haule diraclion des affaires, lu! cédait le ministère des alfaire:; élrnng~re,. A la -uite de l'inciilenl de O,•rnadottr, il élail rc1>arli, le 8 mai, pour naslall el de là pour Srllz. Ce mème inci lenl fut cause - l'émotion qu'il souleva n'a)ant pa, be,oin cl'étre accrue par des demande:; excessives - que le, pléni)Jotenliairl!, français Trcilhard et Uonnier ne communiquèrent que le 14. floréal (3 mai) au Co11grèsune note dt• 'l'alleyrand llu 23 germinal (12 avril), parvenue le 28 (li avril), et réclamlllt certains ;,oints sur la ri,·e droite, toutes les llel' du fihin, la démolition de la forteresse d'Ehrenbreitstein et le transrerl au, Etats de la rive droite des dettes des 1>ayscédés sur l,1 rive gauche. Ces p1·étenlions, el en particulier celle de s'installer sur la rive droite, dénotaient la plus coupable, la plus folle et au<si la plu, dange1·euse avidité; le général Le ~ichaud d'Arçon cité par la Revue d·fti,toi,·e rédi(Jie à l'état-major de l'armée (aol\l 1903, p. :l\O a co11,tatéqu·c11e « n'esl pas seulement contraire au but d'une polilique prévoyante, m is, à ne la considérer que sous les rapports d'ulililé militaire, on jugera qu·unc altitude toujours menaçante et qui, par conséquent, tiendra l'ennemi dans une attente continuelle, nous priverait des avantages incalculables de nos soudaines irruptions •· Le 2:; floréal (t 1 mai) une 11ole allemande opposait un refus en termes modéré,. Quelques jours après (fin du cbap. H11), •rreilhard était élu directeur; il quitta, le 30 florêal (10 mai), llaslall où, nommé la veille à sa place, Jean De Dry arrivail lé 2', prairial (t2juin). Le 8 (27 mai), le Directoire avail adjoint lloberjot à De Dry et à Donnier. Pendant plus de six mois, le Congrès devait discuter rnr les prétention~ rrécédentes que le Directoire all~nua cependant un peu. Enfin, Je 10 frimairn an VII (9 décembre 1i~8) après un ullimatum remis le 16 (6 décembre) par les plénipotentiaires français ayant, encore seuls, connais.ance de l'agre,sion napolitaine (Idem, février 100-2,p. 358J el menaçant de rompre les négociations si, dans les six jours, une réponse catégorique n'était pa~ donnée, le Congrès de nouveau cédait. Le succè~ du Directoire était plus apparenl que sérieut et durable. En ell'et, les négociations plrticulières engagées entre les i;ou,ernements français.et autrichien par la. voie d'intermédiaires divers (ambassadeurs espagnol, toscan et cisalpin) devaient échouer. Pour l'Autriche, déj~ en pourpar-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==