JIJSTOJRE SOCIALISTE résislancr. :iooo rnldats napolitains ,28 novembre lî08). Nouveau déharquement Ir 1" 1léremlwe, el le gouvernement toscan s'éLail borné, en la circonstance, à adres•cr une circulaire à tous les ministres étrangers à Florence pour dégager sa responsabilité et promettre qu'il n·y aurait aucun acte d'hostilité•. sauf s'il était nécessaire de se défendre. En apprenant, le JO frimaire an \'Il ,9 décembre lîOS), roccupation de Li1ourne par les Napolitains, le Directoire écrh·il d"abord ,, Joubert d'agir, à regard de la Toscane et aussi de la Hrpnblique de Lucqnc-, comme il le jugerait utile (RPv11c d'histoire rédiqéP à /"état-major de tarmi'r, juin 1003, p. 1201), et celui-ci chargea Sérurier d"entrer en Tosc.ine; mais, dans la nuit du 10 au 11 nivôse (30 au :li décembre\, il recevait une lettre du ,1 (2\ décembre) par laquelle le Dirrcloire lui pre,crivail rle suspendre seulement reipédilion contre la Toscane (Idem, p. 12ü5-l.2ü6). A ce m~me momenl, il se plaignait, en elfel. - nous le ,errons tout à rheure - de la marche ct·une armée rus•e sur le territoire de !"Empire. el. ne se ,entant pas suffisamment prépiré à une reprise générale des hostilités, il craign1il de donner barre sur lui en se prêtant, il son tour. à une violation de terriloire. En con,équence, les troupes de Séruricr rétrof(radèrent. Seule, la marche sur Lucques, qui avait été ordonnée en mème temps que rentrée en Toscane, continua. Sérurier était sans peine ma1lre de Lucques le 15 nilôse an YI! · ', j,111vier lîOO). Le 6 pluviôse (2;:;janvier), une nouvelle constitution, calquée sur la Constitution de ran Ill, était proclamée et les nouvelles autorités allaient entrer en fonction le 2i (15 février). Sur ces entrefaites, par une IeLlre du 21 nivôse (10 janvier), le Directoire rendait à Joubert toute liberté en To,cane; mais, elTrayé par la prernière entrée en campagne des Français, le grand-duc avnit supplié le commandant des troupes napolitaines d'évacuer Livourne et leur embarquement avait eu lieu les 4 et 9 janvier. Toute excuse pour son expédition lui étant ainsi enle1ée à !"heure où il lui élait permis de !"entreprendre, Joubert réclama au grand-duc 2 millions afin dïndemniser la France des préparatifs qu·cne avait dû Caire; le 22 nivôse (11 janvier), le gouvernement toscan consent,,it à payer un million. Cela ne devait pas le saurer: après de nouvelles réclamations, sous prélexle celte fois ,l'indemniser les ~'rançais victimes de l'occupation de Livourne, on allait !"obliger à quitter ses Etals. Le l" nirôso (21 d~cembre), Joubert a rail connu le re"us de sa démission par le Directoire cl avait consenti à la retirer. ~lais il tenait à garder ,on cher d'état-major Suchet qui, ancien cher d"élat-major de Brune, avait été, par nos agents civil,, rendu responsahle des abus militaires. En a:•prenanl qu'un arrèlé du 7 nil ôse (27 décembre) de,tiluail Suchet, Joubert, le 16 nivôse (5 janvierj, redonnait sa démbsion que le Directoire acceptait le 4 pluviôse. (23 janvier); ayant reçu avis ~e celle acceptation le 12 (31 janvier), Joubert p•rlait le lendemain e, !•issant le commandement pro\'isoire au général Delm ,s, le plus ancien en ;rade.
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