HJSTOIRE SOClALISTll 450 les cinq aulres de 3 mois en 3 moi,. Cependaul (art. 8) pour les « usines, maisons et Làliments servant uniquement à l'habitation et non dépendants de fonds de terre», le prix ne pouvait êlre payé qu'en bons de remboursement sur une mise à prix • de deux fois restimation en numéraire à vingt fois le revenu an nue! •· A propos des biens nationaiu dont je n'aurai plus à parler, voici des chitrres résumant l'ensemble des opérations faites depuis le 17 m1i 17~0jusqu'au 30 frimaire an IX (21 décembre 1800). Les ventes ont porté sur 10;;2s9n articles (857 034 du 17 mai iî90 au 30 brumaire ao IV-21 novembre 110;;, 156634 entre celle époque et le 23 vendémiaire an VIl-14 octobre 1708, et 39 231 i>. partir de celle dernière date) et onl produil nominalement 16 milliards. )Jais il ne faul pas oublier que la possibilité de s'acquiller avec des papiers avi!!s faisait monter le prix des adjudications à un chilîre nominal beaucoup plus élevé qu'il n'étail en réalité. A quelle valeur réelle, à quelle valeur en or, cela a-t-il correspondu pour !'Etal, c·est ce qu'il serait très ùifficile d·évaluer exactement, étant donnée la diversité des papiers admis en payement et la diversité, suivant les époques, des taux de chacun d'eux : il faudrait examiner les venles une à une. Après avoir cité les chifîres ùonné;, plus bauL el empruntés à rancien ministre des finances Ramel (Des finances de la République française, p. 38 à 46), M. Stollrm, dans son ouvrage Les finances de l'ancien régime et de la Révolution, détaille ainsi • la vraie valeur des propriétés sui· lesquelles la Révolution mil la main • : • 3 milliards pour les biens du clergé et de la Couronne •, • 2 milliarùs el demi pour les Liens des émigrés, des condamnés el de divers particuliers •· 2;;o millions pour les objets mobiliers de Ioule origine et de toute nature, soil • un total de 5 milliards T..>O millions• (L. Il, p. 461 el 471). Pour les ventes de Pari,, les sommiers des Archives de la Seine n'indiquent pas toujours la profession des acquéreurs. P<1rmiles proressions indiquées, j'ai relevé les suivantes: apothicaire, architecte, aubergiste, bijoutier, boucher, boulanger, brasseur, carreleur, charpentier, charron, cordonnier, couverlurier, député, employé, entrepreneur de Làtiments, épicier, fabricant de chapeaux, fabricant de tabac, ferblantier, rerrailleur, fondeur, fripier, fruitier, fumiste, homme de loi, horloger, jardinier, joaillier, libraire, limonadier, maçon, marbrier, maréchal, marchand de bois, marchand de couv~rlure;;, marchand d'estampes, marchand de vins, mécanicien, médecin, menuisier, mercier, négociant, opticien, orfèvre, papetier, parfumeur, pàlissier, peintre, plombier, quincaillier, renli~r, sculpteur, sellier, serrurier, tabletier, tail leur, tanneur, tapissier, loiseur, traileur. Les professions qui semblent revenir plus souvent que les autres sonl: marchand de vins, boulanger, architecte, entrepreneur de bàlimenls, serrurier, menuisier. Un des menuisiers tut l'ami de Robespierre, Duplay, qui, locataire principal avant la Rév lulion pour le prix de i 800 livres d'une maison appartenant aux Dames de la
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==