Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

400 IIISTOIRE SOCIALISTE Conception el portant alors le n• 60 de la rue Saint-Honoré, - sur l'emplacement de laquelle se trouve aujourd'hui le n• 308 (Bulletin de la Societé de l'ltistoil'e de J>al'is, 1800, p. 45, arlicle de M. Ernest Coyecq uc) - l'acheta, le 2".! prairial an IV (10juin 1796), moyennant 32888 francs. A son exemple, les acheteurs des bâtiments nalionaux de Paris étaient souvent des locataires des maisons achetées. Un des architectes ful Vignon - à qui on devra plus lard l'é.;lise de la Madeleine; il acheta, le 19 et le 23 veniôse an llI (0 el 13mars J70:5). deux maisons de la rue du Jour pour 552!l00 francs. Parmi les capitalistes que j'ai eu l"occasion de nommer, j'aperçois. dans ma période, au nombre des acheteurs des bâtiments nationaux de Paris. Devinck (an IV), pour deux maisons r:.ie Sainl-llonoré; Gobert (an IV), pour une maison rue de Provence; Claude Périer (an V), pour deux maisons rue Saint-Honoré provenant des religieux feuillants; Lanchère (an V). pour deux maisons rue Sainl-Benoll el rue de !'Egout, aujourd'hui supprimée; Rousseau qui, entre autres achats, rut, lei" rruclidor an V(18 août 1i97), avec les nommés Murel, Lachaise el Gau tbier, acquéreur, moyennant 180 JOO franc~. de l'abbaye de Cluny cédée ensuite par eux à Colin, notaire; Ccrfbeer (an y cl an VI), pour trois maisons rue du Mont-Diane (chaussée d'Antin), dont l'une moyennanl 801300 francs; Musset (an VI), pour une mai,on rue des Bernardins. L'agent d"affaires plein d'imaginalion, Gaston Rosnay, dont il a été question plus haut, obtenait, ie 3 vendémiaire an V (24 septembre 1î!lù), pour 79 528 francs, une maison, dite hôtel de Toulouse, appartenant aux carmes déchaussés el serl'anl aujourd"hui au conseil de guerre. Comme députés, Je l'Ois notamment LalT011 de Ladébat qui acheta, le J« prairial an V (20 mai 1797), pour 273 400 francs, le couvent des Filles de la Providence, rue de !'Arbalète, el Le Coulleux (de Canteleu) acquéreur, Ir i" fructidor an V (18 aoOt 1797). pour 228000 francs, d"unemaison des carmr, déchaussés, rue Casselle. Tous les rentiers n'étaient pas ruinés; c·est un rentier, Gechler, qui acquit, le i" brumaire an VI (22 octobre 1î97), moyennant 1050700 francs, quatre lots du couvent des Grands-Augustins, dont l'église et du terrain a,•aienl déjà été vendus le 13 ventôse an V (3 mars 1707). Si les médecins et employés des hôpitaux subissaient pour leurs appointemenB des retards considérables, cela n'empêchait pas :.in certain Momet, régisseur général des hôpitaux, d'acheter pour un million, rue du Regard, le 23 frimaire an Vil (13 décembre 1798), une maison et deux jardins provenant des carmes déchaussés. Voici quelques ventes concernant, soit des édifices connus, soit des terrains déjà menlionnés (chap. ,1), à propos des travaux de voirie. Le 28 vendémiaire an V (19 octobre 1796) le couvenl des sœurs de la Charité de SainlLa1.are, dites sœurs grises, était vendu 147083 rr. à un nommé Serange, et plusieurs bâtiments dépendant _de ce couvent étaient vendus un peu plus turd pour une somme à peu prè~ égale; l'église Saint-Paul, alors rue Saint-

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