Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

ll!STOll1E SOCIALISTE lieu dans \me petite ville d'Alsace, Seltz, située à peu de distance de na,latt, entre François (de :ieufcMteau) et Cobenzl, tant sur les satisfactions à aceorder relativement à l'incident de Vienne, que ,ur l'objrt des négociation~ de naslalt qui trainaient en longueur. L'Autriche se plaignait, en etret, des modifications aJJporlée,, d'apr~, elle, au traité de Campo-Formio par la dépossession du pape et par la transformation de 1,, Suisse : c'étaient des événements qui lui portaient prt'judice, disail-Cllf, et pour lesquels die réclamait une compen,ation en Italie. Entamées en prairial (juin), les conférences de Seltz cessèrent le 18 me,sidot· 10juillet), ,ans qu'il y eùt ni entente, ni rupture oul'erle, immédiatement du moins, rar l"Autriche s'en allait déchiée à r2comrnencer les hostilité~ aussitôt qu'elle le pourrait, et Cobenzl, au lieu de retourner à Ra,lntl, avait l"ordre de se diriger par Berlin vers SaintPélersbourg. Dès que ],\ craiutc de la guerre avait été dissipte, Bonaparte qu'il avait élé un instant question d"envoyer il fü1statt, quittait Pari, 1\ floréal-3 mai) pour Toulon où il arri1·ail le 20 (0 mai Jî08). Far un arrN6 du 20 nivôse an YI (0 jamier 1708), le Directoire a l'ait ordonné que, le 2 pluviô,c (2i jam irr), ,crait célébré l'anniversaire de l'exécution de Loui~ XYI; à cette dernière date, le Con,eil des Cinq-Cents inaugura la salle qu'on venait d"achCYer pour lui au Palai,; Dourbon; trois jours avant (20 niv0se-iS janlier), il a1ait cléeidé <fUP cetl<• salle ocrait dédiée• à la ,ouYeraioeté du peuple frJnçais •· Cela c'était f"apparence. le dt'cor svus lequel on cherchait à dissimuler le frelatage de cette méine soul'erainelé dont, ,llors comme aujourd'hui, se réclamaient en paroles emphatiques ceu~ qui ne vi- ~aient qu'à l'e,camoter. La r(•alilé. c'était la résolution volée par les CinqCents le i2 frimaire (2 décembre) précMent, à la suite d'un rnessaec du Directoire qui, à mesure que le, éleclion, approrhaicnl, redoutait de plus en plus le triomphe des répnhlicains avancés. Celle résolution, dcl'enue loi le i2 pluviôse (31 janvier) par l'.1pproballon des Ancien<, livrait la vérification des pou1oirs el la nlidation des nouveaux députés au Corps légi~lalif en fonction avant le renouvellement à opérer, et don esliqué par le Directoire après l'épuration du iS fructidor. Au moment où les modérés prenaient ainsi leurs précautions contre le succès JJOSSibledes républicain; d'une nuance plus accentuée, ils a!Ieclaient encore de ménager ceux-ci. Le 16 lrimaire (6 décembre), Lamarque réclamait aux Cinq-Cents qui la volaient, une indemnité de i.200 Ir. pour chacun des acquittés de la Haute Cour de Vendôme, • quïl n·a pas tenu au royalisme et à la malveillance la plus insigne de conduire à I"échafaud • put dire, le 26 nivôse (i5 janl"ier), au Conseil des Anciens, Lacombe Saint-Michel; il rappela, en outre, le souvenir de Soubrany, Goujon et Bourbotte, • ces vertueux représentants du peuple •· L'impression de ce discours rut demandée; mals les Anciens rejetèrent et cette demande et la résolullon relative à l'indemnité. Jl '1 a,ait, On germinal an \'I (avril 17!J81,it remplacer à la fois le lier.

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