IIISTOll\ls SOCIALISTE ~ortant clu Corp; légi>latil et les député,; e,pul;és ou déportés en fructidor, en tout /i'.3î cléputés dont 298 pour les Cinq-Cents et 130 pour les Anciens. Une loi du 28 pluviôse an YI {16 février 1iûS). sur la façon de procéder aux élections, abrogeant le mode institué par le titre 3 de la loi du 23 fructidor an Ill-il septembre 1703 (voir chap. x), abolit « le scrutin de réduction 011 de rejet » et en revint au régime de la loi du 22 décembre 1789 dont l'art. 23 portail que !"élection avait lieu • au scrutin individuel el à la pluralité absolue des suffrages • pour les deux premier; tour, et, si celle-ci n'était pas alleinte, à la majorité relative pour le troisième. Le Directoire usa de Lous les moyens d'exercer une pression sur les électeurs. Par une note du mois de nivôse (janvier 1798) publiée clans le recueil de M. Aulard (l. IV p. 534) il chercha à« diriger l'esprit public "en indiquant à neul' journaux les articles à faire. Il avait à cet effet des hommes à sa solde, écrivant brochures el articles, el il subventionnait les journaux qui les iméraient (voir l'élude sur« le bureau politique du Directoire» publiée par M. A. Mathiez dans la Revue histo1·ique, l. LXXXI, p. 3:!-55). Uu arrôlé d11 28 pluviôse (16 février) prescri1·it, pour le 30 ventôse (20 mars), veille de la réunion des assemblées primaires, une fête dite de la « souveraineté du peuple », où devait ôtre lue solennellement une « proclamation aux Français relati1'e aux élections • dans laquelle le Directoire se couvrait de fleurs el osait transformer les républicains avancés en agents de la royauté. li revint à la charge, le O ventôse (27 février), dans une proclall)ation « rein- .live àux assemblées primaires • el, le 2 germinal (22 'mars), dans une « adresse aux électeurs,». D'après la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1îû7), chaque membre des u,semblées primaires et électorales devait, non plus comme avant (chap, xv) faire une simple déclaration, mais prêter• le serment individuel de haine à la royauté el à l'anarchie, de fidélité et attachement à la République et à la Constitution de l'an 1ll •; nous savons que, par celle même loi, étaient redeve!IUSinéligibles pendant un certain temps les émigrés el leurs parents; lurent de plus exclus des assemblées primaires el de toute fonction publique, par une loi du 9 frimaire an '!l (29 novembre 1707), les nobles et anoblls, saur certaines exc~plion5, el, par celle du 5 ventôse an VI (23 lévrier 1708), ceux qui avaient rempli des !onctions civiles ou militaires parmi des rebelles cherchant à renverser le gouvernement républicain; ces mesures étaient dirig,1es contre les royalistes. Contre les patriotes, on eut recours à d'autres moyens, on les représenta comme un danger pour la propriété, que Benjamin Constant se donna Je ridicule de défendre niaisement, le 9 ventôse (27 février), au cercle constitutionnel (Moniteur du 21 venlôse-11 ·mars). \fais, gens payés parcourant les diverses régio~s en répandant argent et calomnies, candidafurc officielle (Barras a puhlié dans ses lllt!moires, l. lll, p. l95-108, !"étal nominatif des fonctionnaires ayaut reçu des fonds pour les élections), inlimidalion, suppression de
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