43'1 IIISTOIHE SOCIALlSTE tqypte, par Désiré Lacroix, p. 6 et 219-250), l'attaque de la puissance anglaise dans l'Ilindoustan, en opérant de concert avec Tippoo-Sahib, le sui· Lande Maïsour (Mysore), ancien allié de la France; ce fut aussi plus t~rd la ruine de l'empire ottoman en Europe, à l'aide d'un soulèvement des populations chrétiennes et grecques. Mais, au milieu de ces chimères qu'il n'élait pas le seul.à caresser à cette époque, son but très réel, en présence de la Jifficullé, vu son âge, de se faire élire membre du Directoire, fut, tout en frappant l'imagination, en jetant de 1a poudre aux yeux, d~ s'éloigner jusqu'à ce que de prochaines difficultés extérieures, faciles à prévoir - " tout annonçait la guerre•, d'après ,on aveu à Bertrand (l. !!, p. 178) - eussent abouti en son absence à des revers qui lui.fourniraient l'occasion et la force de s'imposer à tous comme l'homme nécessaire, le sauveur prédestiné, dont une ré- .clame habile aurait pendant ce temps fal'orisé les desseins. Un journal ami cité par M. Aulard dans son recueil (1. IV, p. 759), le Conservateur du 12 messidor an YI (30 juin 1708;, disait: « on voit depuis trois jours l'éloge de Bouaparte placardé sur tous les murs de Paris "· Pout· les frais de la «de,cente en Angleterre», le commerce dr Paris avait proposé l'ouverture d'un emprunt de 80 millions qu'une loi du 10 nivôse an \l (;; janvier 1iû81 autorisa; lé,; souscriptions étant restées assez rares et le but de l'expédition ayant été changé, une loi du 3 nivôse an VII (23 décembre iî08) clôtura cet emprunt; le· sommes versées furent tenues à la disposition des souscripteurs. Les préparalif's de l'expédition d'Egypte, d'abord retardés par le manque d'argenl, purent s'achever gràce au numéraire.provenant du trésor de Berne (chap. xv1).Juste au moment où ils s'achevaient, l'expédition faillit être arrMée par la menace d'une guerre avec l'Autriche. Bernadotte nommé ambassadeur à Vienne le 22 nivôse an VI (11 janvier i 708) et arrivé dans cette l'ille le 8 fènicr, ,ans que les usages diplomatiques eussent été obserl'éS, fut reçu, mais assez froidement, el désirait s'en aller. Or, tandis que jamais les ambassadeurs à \'icone n'arhoraienl le drapeau de leur pays, il choisit l'époque où la population s'apprêtait à fêter l'anniversaire de la levée en masse décidée l'année précédente lors de la marche de Bonaparte sur Vienne, pour déployer, le 24 germinal (i3 avril), , ers les six heures du soir, un immense drapeau tricolore au balcon de l'ambassade. La foule se rasselI)· bla, ,·it dans cet acte une provocation, cassa les vilres, lacéra le drapeau, enfonça la porte, envahit l'hôtel où elle commit quelques dégâts; ce ne fut que vers minuit qu'elle fut dispersée par la troupe. Le gournrnemenl Impérial exprima des regrets de ce qui s'était passé; néanmoin~ Bernadotte persista à réclamer ses passeports; il partait le 26 (15 avril) el, le 4 floréal (23 avril), Il était à Rastatt où délibérait le Congrès dont nous avons parlé (chap. xv1). Ce m(;,ne jour (4 floréal), le Directoire recevait la nouvelle de l'émeute de Vienne. On rodoula un instant la guerre; on parvint cependnnl à se mettre d'accord pour entrer en pourparler~. li fut convenu que des conférences auraient
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