Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALlSTI> 413 lui était dévoué». Ainsi, avant les élections de l'an V, dès l'an IV, dit Savary ailleurs (p. 42), Honaparlesongeail à arriver au pouvoir el, quoique incapable de bien remplir une pareille mission, Augereau ne saurait être rendu responsable d'un échec que les élections trop royalistes auraient, de Ioule façon, imposé. Malgré les arnnces de Bonaparte avant son départ I our rit:ilie, les royalistes, en e!Tet, dans leur ensemble, lui gardaient encore lrop rancune (D'après uue e11ampe de la Bibliothèque Nationale.) du 13 vendémiaire pour se confier à lui. Par leurs attaques, ils contribuèrent à retourner tout à fait contre eux un homme qui, d'ailleurs, tout disposé qu'il fut à se servir d'eux, n'aurait jamais conseilli à se borner à les servir'. Par exemple, les Actes des apôt,·es et des martyrs du 10 pluviôse an V (29 janvier 1797) dénigraient celui qu'ils appelaient toujours « Buonaparle •; le 17 pluviôse (5 février), ils disaient (p. 148): « Les succès de Buouaparte enivrent les troupes qui font toute sa gloire, au point que des soldats disent publiquement : il se~a noire roi »; le 8 ventôse (26 février), ils revenaient à la charge. Au même moment, à la cérémonie de la remise des soixante ciraLlV. ,U5. - HISTOIU soc1_.u1STE, - TJIERlltOOR ET OIRECT?IRE. LlV. 445,

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