Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

) 414 lllSTOIUE SOCIALISTE peau, pris à Mnnlour, le 10 ventôse (28 révrier), l'em·oyé de DonapaTte , Augereau, au nom de l'armée d'Italie, se prononçait contre les royalistes en se déclarant « le garant de on inviolable attachement à la Conslitolion de l'an lll». I.e 5 messidor (~ jtùn), c"était le clichyen Dumolard qui, non sans raison, du reste, critiquait, à la tribune des Cinq-Cents, sa polilique en llalie; et Bonaparte ripostait par rotTre de sa démission dans une lellre au Directoire, présumée être, dit une note de sa Correspondance (t. Jll, p. 205), du 12 me;- sidor (30 Juin) : • J'ai besoin, rréleodail-il jésuitiquement, de vivre t ranquille, si les poignards de Clichy ,•eulent me laisser vhre ». Dans une nouvelle Jellre du 2i messidor (15 juille 1), il dit aux directeurs : « Je vois que le club de Clichy veut marcher sur mon cadavre pour arrirnr à la destruction de la Uéput,lique. N'est-il donc plus en France de républicains? ... Si ,ous avez besoin de force. appelez les armées » (Idem, p. 243,. Le Directoire n'avait pas allcndu ce conseil pour agir en ce s ens. Après les préliminaires de Leoben, llocbe s"était remis à préparer une expédition en Irlande el, le 8 messidor (20 juin), il s'était rendu rn secret à La Haye pour y conrérer sur la participation de la flotte batave à ceile opé· 1·alion.Comment l'entente se fit-elle entre Hoche el la majo rité du Directoire pour uoe intervention mi!Haire? On l'ignore actuellemen t; mais le rait de cette enlente ne semble pas douteux. Dans son Histoire secrète du Directoire (t. Ill. p. 03), Fabre (de l"Aude) dit que Barras• dépêcha• \'ers Ilocbe un certain R... , rnn • âme damnée••. et que celui-ci, « en s'embrouillant à dessein ùans un flu~ de paroles, tourna si bien Iloche, qu'il l e décida à serYir le Directoire contre les Conseils•· Peul-être s'agil-il du rutur b iographe de Hoche, d'Ale~aodre Rousselin de Saint-Albin, • un jeune homme de mes amis,, a 6cril narras (!,Jémoires, t. Ill, p. 230), qui a,·ait fréquenté le général Chério. le cber d'étal-major de lloche, enYoyé un peu plus tard à Paris par celui-ci pour s'entendre avec Barras el participer au mou,·ement. La Re,ellièrea depuis prétendu, dans ses il/émoires(t. 11,p. 121), qu'il ne savait rien, cl il a ùil quo • c'était un tripotage de Barras • qui aurait abusé auprès de Hoche du nom de ses collègues; alors qu'un f ait de celle gravité, dJns un moment pareil, aurait dt1 éloigner el non rappro cher La Revellière de narras, on vil La nevellière marcher d"accord presque aussiLOt après avec Uarras pour une action identique à celle dont il u'aura.il pas COWlU Je• tripotage • avec lloche. L'expédilion d'Irlande, dont !loche s'occup ait véritablement, jiarut de nature à justifier des mouvements de troupes motivés par la situation intérieure. Ordre fut donué de rassembler à Brest 9000 hommes Lirésde l'armée de Sambre-et-Meuse; or, lorsque les troupes. rar tiren1, à parliT «hl 15 mes,Wor (3 Juillet), elles savaient parr&itement qu'en réaliléelles allaient à Paris (Sorel, Bonaparte et /Jocltt, p. 290). Hoche pMsaü par Metz pour ,oir sa Cemroe el était, le ,,. lhermidGr (10 Juillet), à Chàlons-sur-lllarne; au môme moment. on anooaçalt la l.rti

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