412 HISTOIRE SOCIALISTE d'Aulun, dont, le 18 fruclidor an Ill (4 sepkmbre 1705), la Convention avait autorisé la rentrée en France, el que protégeait actuellement Barras à qui l'avaienl chaudement recommandé pour ce posle Mm• de Staël et Benjamin Constant; Cochon, à la police, par Lenoir-Laroche, auquel succédait le 8 lhermidor (26 juillet) Solin, le 25 pluviôse an VI (13 février lï98) Dondcau el, le ~'7 floréal (16 mai), Le Carlier; Benezech, à l'intérieur, par François(de Neufchàteau); Truguet, à la marine, par Pléville-Le Pelley qui, démissionnaire, al'ail, le 8 floréal an VI (27 avril 1798), Bruix pour successeur; Petiet, à la guerre, par Hoche. Ce dernier n'avait pas encore l"âge de trente ans exigé par la Constitution; si on passa outre, quille à revenir sur cette nomination, c'e,t qu'au en escompta l'elîel moral : à elle seule, elle prouvait à tous que Carnot al'ail perdu son influence, Hoche étant connu pour être hostile aux modérés el pour détester Carnot « qui l'avait fait destituer et enfermer au temps de la Terreur» (Sorel, Bonaparte et floche en 1ï97, p. 287; voir aussi !un;;, Bonaparte et·son temps, t. li, p. 4.-'>2). Les deux parti, en pr(•seuce en étaient arrivés à ne plus compter que sur la fol'Cearmée. Le premier projet des réacteurs avait été de s'assurer par la corruption la majorité dans le Directoire. pour « adapter la Conslilution de ran III à la monarchie » (Sciout, Le Dù·ectoire, t. li, p. 479); ils a1aient cherché un appui auprès du pape el sollicité, comme on l'a fait depuis, l'intervention de cet étranger dans les affaires intérieures de la France. lll. Dufourcq (Le Régime jacobin en Jtalie) reconnait les rapports entre • le; députés catholiques des Comeils el la papauté romaine » (p. 54), el donne, à la page suivante, le texte ioédil d'une lettre du royaliste Camille Jordan suppliant, encore le 29 juillet 1797, Pie VI d'ordonner aux prêtres de se rallier à la République pour le plus grand profit de la religion, du Saint-Siège et, ajouterai-je, des monarchistes. En constatant que, décidément, Barras qu'ils estimaient avec raison lout à fait digne de s'entendre avec eux, leur échappait, ils perdirent leur· espoir de réussir en conservant les apparences de la légalité. Si les deux par lis se préparaient !l employer la violence, chacun d'eux allendait que l'autre lui fournit un prétexte à cet emploi. Des deux côtés, c'était d'un général qu·on attendait, en fin de compte, le salut : le, réacteurs se confiaient à Pichegru, el, à en croire les Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas, de 177O à 1836, publiés par son fils, Kleber se serait offert pour ce rôle (t. Ill, p. 115); la majorité du Directoire songea d'abord à Hoche qui n'était vas dangereux pour l'avenir, çomrne le paraissait Bonaparte dont on connaissait l'ambition; dans Mon examen de conscieiice sur le 18 brumaire, J.-1\f. Savary raconte (p. tt-7) que Bonaparte, « en en- ·voyant au Directoire les drapeau-x de la garnison de Mantoue, au mois de yentôse an V, arnit chargé conlldenliellemenl celui qui devait les présenter, de diriger le mou,emenl, de s'en rendre maitre el de l'appeler, s'il était possible, au Directoi,e. Il devait, en tout cas, faire nommer B... (Berthier) qui
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