Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HJSTOlllE SOCIALISTt,; :303 actes: malheureusement, le lundi de Pàques (28 germinat-17 avril), dans l'aprè -midi. la p'tl1i11lation de \'érone se jeta ,ur les Français: homme,, femmes, enfants, malades furent cruellement fra1>pé,, N prè, de 400 succombèrent. D'autre part, le 1" floréal (20 avril), un cor,aire français ayant jeté l'ancre, quoique ce fùt défendu à tout bàliment armé, dans le port du Lido, dont le barrage naturel sépare les lagunes de \'enise de la pléine mer, émit la prétention de pénétrer dans les lagunes, les forts le canonnèrent; le capitaine et des hommes de l'équipage furent tués. Se refusant à admettre les excuses et les réparations offertes, Donaparte exvloita impudemment ces cieux faits. Le 8 floréal (27 avril), les Français étaient revenus en vainqueurs à \"érone, et ils s'y conduisaient d'une manière odieuse; • à la barbarie des mouvements populaires, succédait la barbarie de Bonaparte» (Bonnal, Idem, p. lî5). Le 13 ,2 mai), il déclarait ouvertement la guerre au gouvernement vénitien, du ton, son tour de coquin ayant réus,i, dont Hobert ~lacaire devait s'écrier : Enfin nous avons fait faillite'. Ce gouvernement avait déjà consenti à modifier sa constitution, lorsqu·éclata, le :?:l (12 mail, une insurrection populaire secondée par le secrétaire de la légation française, \ïlletard, devant laquelle l'antique gouvernement aristùcrath1ue aùdiqua. Un détachement français pénétrait, dès le :?û (15 mai), dans la ville; le lendemain, le général naraguey d'Jlilliers faisait son entrée, et une municipalité provisoire était installée. Ce même jour, lionaparle signait à Milan, avec trois délégués de l'ancien gouvernement ignorant la chute de celui-ci, un traité qu'il allait regarder comme valable pour dépouiller \'enise, et comme nul, les pouvoirs des délégués disparaissant avec le gouvernement qui les avait mandatés, lorsqu'il s'agirait de tenir ses propres engagements. Toujours fourbe, il écrivail, le 7 prairial (26 mai), à la noU\·elle municipalité, qu'il dl'sirait voir « se consolider» la liberté de Venise (CorreSJ10nda11cede Napoléon I", t. Ill, p. 01, et, le 8 (27 mai), au Directoire, qu'il avait proposé à l'Autriche de lui donner, non seulement une partie du territoire 1énilien, mais la ville même de Venise, à titre d'indemnité (Idem, p. 00 et 97). Plus tard, il prétendra que c·est le massacre de Vérone qui l'a poussé à lil-rer Venise, alors que ce massacre est du 28 germinal (Li al'fil) et que, le 27 (16 avril), il écrivait au Directoire aYoir soumis au choix des plénipotentiaires autrichiens trob projets de la rédaction desquels il résulte que dans l'un, Je troisième, lïnd6pe11dance de Yenise était sacrifiée (Tdem, t. Il, p. 640). La noU\elle llépuùliquc Yénitienne, malg.ré tous ses efforts pour satisfaire aux exigences de lionaparte, malgré les cadeaux somptuem que JoSéJJhine - comme ~Jm• Chamberlain, le 31 ja,n ier 1003, à Kimberley - fut cyniquement chargée d'aller se faire ol' frir, n'avait pas longtemps à vivre. Dans sa lettre déjà citée du 7 prairial (26 mai) à la municipalilé, Bonaparle lui proposait de l'aider à mai'ntenir la suprématie de \'enise sur les lies Ioniennes; pour cela, il lui offrait d'eApédier de concert des na lires_ frJnçais

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==