Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

111$TOll1E SOCIA Ll::,TE el vénitirns qui prol,•!(erairnlce, lies. La municipalité, ùupe de ers avances, fournil dr l'argrnt pour une e,pfdition qui allait la dépC1Uill er. Parti avec 3;:;oo hommes, le:?::; prairial {13juin), le général Gentili débarqu ait à Corfou, le JI messidor (20 juin), sans rencontrer de ré,istance, grâce a ux Yéoiliens qui l'accompagnaient. Une fois clans la place, il agit en maitre, suivant ses instructions, jusqu'au moment où le traité de Campo-Formio régulari,a la pri•e de I o<se,sion accomplie. 1,;narrêlé de Donaparte tlu 17 br umaire an \'I î novembre 17fl7)organisa en trois déparlements Ccrigo (l'ancienne Cythèrei ;iu ~ud de la Grèce, lrs lies Ionienne•. dont les principales sont Corfou, Leucade ou Sainle-,Jaure, Céphallénic, Thiaki (l'ancienne Ithaqu e) el Zante, tl le, établis,ements véniliens des côtes d"Albanie. Sur ces cô tes, par cette ~cquisilion, la France devenait voisine <l'Ali de Tebelen, qui s'était Laillé une rnrle de vice-ro)aulé clans l'Albanie comme pacha de Yanina. li arnil écrit à Oonaparle, le l" juin, lui manife,Lant rnn admiration et lui demandant renvoi de deux maitres canonniers pour io,trui re ses soldats ; quoique sa perfidie fùt connue, Donaparle se laissa prendre à ~es flatteries, lui envoya les deux canon11iers et prescrivit à Genlili d'entretenir de bonne• relations a,·er lui, ce dont on ne dernil pas tarder à se repentir. Le 30 frimaire an YI f:?Odécembre 17ù7), le général Chabot remplaçait à Corrou Genlili qui était malade et qui mourut penJant son voyagP de retour. Nos a gen~ eurent pour mandat d'engager les populations grecques à secouer le joug de la domination turque dont. dans une lettre du 2'.) thermidor an V (16 août iî07,, Bonaparte annonçait la chute prochaine (chap. xvu). Au moment où Donaparlc alla il enlever les tles Ioniennes à Venise, les Autrichien•, en vertu des articles secrets de Leoben, envahis•aie nl les territoires vénitiens en Istrie et en Dalmatie, où ils avaient pénét ré le JOjuin. llalgré ses inquiétudes en face de ces envahissements, Venise ne soupçonnait peut-Nrc pas encore Loule l'étendue de son malheur. Une dt>, eooséquences de l'occupation de Yenise par les troupes rranç,ises rut le d épart, dans la matinée du 16 mai, sous la protection de la légation russe, de l'intrigant royaliste cl'Autraigue,, dont il a élé question dans le chapitre v m; ,nais il rut arrOlé, le 3 prairial (22 mai), par Bt>rnadotle, à Tries Le,et on saisit dïmportants papiers dans son portereuille. Conduit à ~ilan où on l'interrogea, il s'é,adait Je 8 fructidor (2::; aoOL). Nous avons YU (chap. nv) que la République de Gènes avait traité avec la France; cependant ses rapports avec l'envoyé français Faiponll , qui était à Gênes depuis le mois de gecminal an J\' (avril 1796), n'en furent pas amélioré . Le 3 prairial an V (22 mai 1797)éclata une insurrection dans laque lle, malgré certaines affirmations, Paipoult, qui, contrairement à ses prédécesseurs ne se mêlait pas d'encourager le parti ré,olulionnaire, ne fut pour rien, ainsi que l'a démonlrô l\l. n. Guyot (Révolution française, revue, do 14 juin 1000, p. 52i, note, el suiv.). Durant la lutte, quelques Fruçals

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