Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

3ï:-\ HJSTOIHE SOCIALISTE L'.11lc111a1,11e était une l'cdération (!"Etals avec un souverain désigné par un rulJ,'f:c électoral, J'em1,ereur, el une a semblée, la Diète, compo;ée des e111oyfsdes Etats de l'Empire ; ldle était du moins l"apparence, car, en fait, h dii:nilé impMiale était, depuis longtemps. régulièrement octroyée au cher de la maison d'Autriche, toul en ayant beaucoup perdu de son autorité sur Je, i:tats; Jllu,ieurs de cts l~tats avaient pour princes des archev~ques ou dPs é,~ques. Le Directoire poursuivait la • sécularisation • de ces principauté, 1•cclésiastiques dont il cnte11daiL se servir pour dédommager les princes laïques dépo,-édés sur la rive gauche du Rhin cl, èans le traité de Berlin, la Pru,,e a ihfra éventuellement à ce plan. Par les articles secrets du traité, 11 Prusse déclarait que si, lors de la paix avec l'Empire, la rive gauche du Rhin était cé,lée à la France, elle ne ferait aucune opJlOSilion à celle cessio11; la plus grande partie cle l'é\"èché de Munster devait, en cc cas, être pour elle l' • indemnisation terri lori ale • de la perle de ses provinces sur la rive gauche du Rhin. C1•11c111lanl,même après le traité, l'entente rut loin d'èlrc complôlc entre les deu, gouv,•ruements : la Prusse ne se trouvait pas rnlfüammenl avantai;èc el, tout en a•J>irant à substituer en Allemagne sa •prépondérance t\ celle de !"Autriche, elle ne se lais,era pa,, malgré Je, dTorts réitérés el les prorn,esses 1ilus ou moins sincères du Directoire, entrainer à lui tléclarer la guerre. Frédéric-tiuillaume Il étant mort le JO nO\'embre 1î07. cul pour successeur Fré,l hic-Guillaume Ill. La ville libre de Hambourg, comme les villes hanséatiques Brême cl Lüberk, foisail partie de n:mpire. L'importance de son commerce et sa situation de ville libre l'avaient transformée en lieu de rendez-vou~ pour une roule d'étrangers, agrnt, politiques ou autres, de Ioules les nationalités; les émigrés français s'y étaient rendus en masse et le Sénat de Hambourg, qui cherchait à rester en bons termes avec tout Je monde, mani restait publiquement une froideur, d'ailleurs sincère, à l'égard des gouvernants français, tout en leur accordant sous main certaines satisfactions telles qu·avances de ronds (messidor an IV-juin 1700), entraves apportées au commerce de faux certificats el de faux papiers facilitant la rentrée en France de nombreux émigrés, et même au séjour lie ceux-ci (frimaire an V-novembre i700 el pluviôse an\'[- février 1708). Plus tard, encore préoccupé de gagner la Prusse qui, à ce moment, ne devait pas succomber à la lcnlaiion, le Directoire dcvall lui olfrir Uambourg (frimaire an Vil-novembre 1798). li chercha également à gagner l"Espagne à sa cauH•, Entre la France el l'Aoglelerre lui demandant toutes les deut son concoors, il n'était pas facile à la cour espagnole de rester complùtement neutre. L'alliance anglaise, c'était le commerce anglais admis dans les colonies espagnoles et la perspecllve d'une concurrence ruineuse; c·ôtail également la possibilité d·une invasion des troupe~ républicaines, avec 'Je danger accru de la contagion des principes révolutionnaires. L"alliaoce française, c'était le désagrément de ooneesslons à

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