HISTOIRt, SOCIALISTE liers. Que le ministre l'a chàrgé, au moi, de nil'0sc an IV, de faire annuler des ventes illicites faites au préjudice de ces étahlissrmcnls; que le ciloyrn Aubert du Bayel jouit maintenant du plrin droit de protection sur le-; établis,ements religieux par l'intervention de la Portr t'l que la confiance dans les agents de la République se montre parmi les prot(•gés, tandis que la considération pour le gouvernement français fait les plus rapides progrès dans l'opinion publique ». );:n somme, disait Delacroix, « sl vous rompcl un lien principal, u,,., infinité d'autres se trouveront en même temps brisé•, rnrtoul dans un pai, où les u~ages, l'habitude, les formes anciennes sonl respectés comme d(•, principes•· 011ne vorrlail alors rien changer à cc qui était dr nature à a,,urer la prépondérance de la France en matière politique el en matière commerciale. Or, aujourd'hui, nous nous trouvons en lace d'autre, nations aiant conclu des traités semblable, à ceux qui nous assuraient autreloi, un monopole avantageu,; cc monopole a disparu cl avec lui ont disparu les avanta!(e, de notre po;ilion; le, faits sont tels que, de notre protectorat, il ne nous reste plus que les charge•. c·est pourquoi le lradilionna!isme de Delacroix ne saurait être à notre époque un argument sérieux pour le maintien d'une tradition dont les événements n'ont pas laiss6 subsister la moindre raison d'être. D'autre part, le Directoire a eu, tout au moins à une ctrtaine époqur, d'autres idées que rnn ministre ,ur le sort de notre protectorat: il ne ioulait peut-Nre pas l'abandonner gratuitement, mais il consentait à en Ir aflquer, puisque, le 13 floréal an 1V (2 mai 1î00), c'est-à-dire au moment méme où l'Espagne lançait la première note dont il 1ient d'être question, il o!Trail à cet:e puis,ancc d'écban!',er la Louisiane, qu'elle possédait alors, contre notre protectorat d'Orient ( Revue d'histoire moderne et contempo,·aine, J;\ février 100\, dans l't.'tude critique de )t\l. n. Guyot eLP. )lurct, p. 3t:)'. Cc qui aurait pu avoir des conséquences graves, ce fut le dissentiment avec la Prusse. Le traité de Bt\le du 10 germinal an Ill (5 anil !î!l:\) n'avait pas résolu les clifficullés, il le~ avait ajournées en se bornant à dire que ;i, lors de la paix générale, la France obtenait la ri,·e gauche du llhin, la Pru~•c serait indemnisée : rc qui, dans l'esprit du gouvernement lrançai,, impliquait la certitude ùe l'acquisition conl'oitée, comporta l)0ur le roi ùe l'rus,o l'espoir que cette acquisition ne se réaliserait pas. Furieux, pur la suite, ,le voir que les gouvernants français ne renonçaient pas à ce qui était, à leur, yeu~. plus qu'une espérance, mais toujours irrité contre l'Autriche, qui ne voulait pas lui permettre ùc s'agrandir el dont il redoutait le propre agrandissement, Frédél'ic-Guillaume li n'osait ni prendre parti ~ontre l'Autriche, ainsi que le dé,irait le Directoire, ni s'unir de nomeau à l'Autriche contre la l\épublique. Ses incertitudes lurent llnalemcnt dissip~es par les ,uccès cle Jourùan d de ~loreau en messidor el thermidor an IV (juillet 1796): le iS therruiùor (5 août),' un traité était signé avec la France à Berlin.
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