Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

UISTOIRE SOCI.\LISTE .. ,-- •.JI,) i,lus que je ne comptais lo faire el de rcrnnir un peu en deçà de ma période. On a parlé à la Chamhre de Descorche•. J"ai con,ullé aux archives du mini-1ère des alîaire,; étrangères les iustruclions donn(•('s à De,corches lors11ue,en jnnvicr li!l:1, il ful nommé envoyé c\lraordiuaire à Con,tanlinopl,•. Dan, le 1ulumc T11rr111ie, s1111pléme111,22, se trut11e11l,au folio'.!:):;, des in.;- trurtion, psrticuli?•rcs où, cnvisal.(eant les condilions ,l'une alliance, on dit: • Confirmntion cl,•, ancienne• capitulations pa,•ée, entre la Fr.,nce el l'empire oltou,an pour tout Cl' qui conr,•rne les inkrl'ls de notre commerce, les pri1ilège•. e,cl'pli,rn,, droit,; el prt ro,;alil"es qui y sont énoncés • folio~\(),. I.e, développement, qui rni,·cnl celh' formule générale n10ntrcol que ce 11ni préoccupa il le plus la diplomatie ré10lulionn aire, c'H,1il notre intérêt politique, no, intér~ls el prérogatives en matière de commerce, de na,igation el de juridktion. E,l enfin ill1ordé le cùté religiem 1fo!io :? ,;;.:?\G el je donne intfgralemenl le passage qui le concerne et qui n·a gu~re élc reproduit, cp10iquïl précise seul le véritable sens de la ro,·mule générale trop exclusivement mi,e jusqu'ici en vedette. • On attachait autrefois beaucoup d'imporlance à la religion romaine, tant à Conslanlinople que dans les Etals dépendant ()11 grand Seigneur; l'ambassadeur de France jouissait il cet égard ùe la plus haute cou,idéralion; mais, depuis que la République fran1:ai,e s'e,l émancip,c el que le b, nnel de la liberté ,'est élevé au-dessus de la tiare clu ponlifr, Ioules les querelles rrligieuses ne doivent nou, intcre,,er que faiblement. L"ambassadeur de la Rép\lblique se bornera donc à conser nr les prérogatiles de sa chapelle, il empêchera soigneusement c1u'aucun Français ne se m0le de disputes théologique, qui pourraient s'éle,•er entre les dilîérentes sectes chrétiennes tolérées dans l'empire olloman. Il existe à Consta nlinople un couvent de capucins attenant, pour ainsi dire, il la maison de l"ambassade. Comme ces religieux font le sen ice de la chapelle el que leur mairnn e,;t sous la protection de la République, il sera indispen,able que ces religieu, se coolormenl aux décrets relatifs à la conslilution civile du clergé lanl rour ce qui concerne le serment que par rapport au décret qui prononce la dissolution des ordres monastiques el la suppression de l"h.ibil de Saint-~'rançois. li. ~larie Oescorches voudra bien pressentir ces bons pères sur celle néces;ité, cl faire passer au mini.lre des affaires étrangères le ré,ullal de ses observations ainsi que les renseignements qu'il se sera procurés sur le régime de celle maison el ses propriétés. Au reste, M. Descorches, sam allacher précisément trop d'importance à l'exercice du culte chrélien, aura soin de maintenir la décence el d"écarter Ioule espèce de tracasseries qui pourrait scandaliser les musulmans.• La lecture dece passage surfil, sans quïl y ail lieu d'insister, pour prouver que ceux qui embauchent Danton au service de leur cause sont plus accommodants pour le passé que pour le présent; je connais des adversaires

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==