Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HIS'l'OIRE SOCIALISTE 3G9 duits à une idée el à des soldats qu'on avail soi-même contribué à discréditer el à affaiblir. ,,r Lorsque, nous venons de le voir, des émigrés avaient pu renlreren·roule impunément, obtenir la reslitnlion de leurs biens non vendus el même lïnscription de leur nom sur les listes des « défenseurs de la patrie •· ce qui leur permettait ensuite de dénoncer, comme bien plus nombreuses qu'elles n'élaienl en réalité, les erreurs de la liste des émigrés el de se faire rayer de cette lisle, le Directoire s'imagina les atteindre par un arrêté du 7 ventôse LES )l&I\VEILLBllSU. (D'après uno e"ampe de Carle Vernet.J an V (25 février i797) sanctionnant un rapport de Merlin, ministre de la Justice, el interdisant l'exercice des d~oils politiques dans les assemblées pri-. maires aux personnes portées sur des listes d·émigration. L'émotion que causa cel arrêté, el gui aboulit quinze jours après à son annihilation à peu près complète par la loi du 22 ventôse (i2 mars), prouve tout au moins que ces personnes avaient pu participer au vole lors des élections de !"an IV. A un parti qui a dans le sang la passion du mensonge el du faux - la cilalion que je viens de faire du réactionnaire Forneron en est, après tant d'autres faits, une nouvelle preuve - on opposait la puérile loi du 30 ventô-e (20 mars), prescrivant à chaque électeur, de déclarer à haute voix : « Je promets atlnchemenl el fidélité à la République el à la Conslitntion de l'an Ill. Je m·engage, à les défendre de tou l mon pou voir contre les allaques de la royauté et

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