IIISTOinE SOCJ.\Ll8TE :t(jî p,,1y cl La Ville-llenrnois à mort, il commuait séance tenante celle peine en di~ ans de réclu,ion pour Brolhicr el Duvernc, cinq an;; 1 our Poly el un an pour La Yille-llcurnois. L'échec de Drothier fut très sensible à Louis X \"J :1 qui a,ail rnmplé sur sa réussite. Le JOmars i7!lî, il rédigeait un nouYeau manifeste (Paris pendant la réaction thermidorie,me et sous le Dir1•ctoire, 1l'Aularrl, l. IV, p. 52 rt 53, où, redoutant l'elTel des papiers saisis, il cherchait h)pocrilemenl à l'allénuer el désavouait par la même occasion un manifeste dans lequel, le t" janvier ïiOî, Pui~aye préconisait l'attiludc intr~rn~igcanle (.llonitrur, tians le compte rendu de la séance du Conseil des Anciens du 30 pluviôse an V18 février i70î) : s'il , ouiail restaurer rancicnnc auloril6 de l'Egli-c el de la monarchie, il se disait prèl à la perfectionner et il en réformer le~ abus, s·rr. forçait d'apaiser les craintes cl de stimuler le, appêlils, cl pous,ail à agir sur les électeurs. Les roiali,les iolran,igeanls ne furent pas ,ati,rait; de cc c1'aogcmcnl de trool qui était un succès pour les ,oi-disanl constitutionnels. Un de ces derniers, des Pomelles, a,ail en la chance de n'être pas englobé ùans les poursuites; il fut chargé de reconslilut•r J'agence dr P,1ris et de s'occuper, c'est-à-dire• de s'empart•r des élection,• prochaine,, suirnnl un mot de Frotté (Chassin, lrs Pacifica1io11s de l'Ouesl, l. Ill, p. 25,; comme en thermidor an llJ (juillcl-aoOl no;;, c'était de nouveau par elles qu'on songeait i\ reprendre le pou,oir. Oc, Pomcllcs ima~ina 1,our cPla une organi5alion copiée, saur la publicité, 5llr l'a11cic11nesociété des Jacobin•; ce fut • l'ln~tilut i,hilanlhropiquc • (Chas:;in, idem, l. Ill, p. 24 et :?5). li ,levait y a,·oir uu in,tilul dans chaque canton, sous la direction centrale de celui de PJris. Le hul de ces «philanthropes" él(ll' e • seconder le gouvernement, être son œil et sa sentinelle, dans Lous les temps, sur les anarchbles; être son corps de réserve dans les circonstances critique, ». On appelait « anarchistes» les républicains a,:ancés de l'époque; or tels étaient pour les royalistes, d'après ce document destin• par eux à rester secret, leurs plus dangereux adversaires, tandis qu'ils pensaient pouvoir lier avantageusemenLparlia a,ec certains modérés, èl il en est exactement de même aujourd'hui: nombreux sont le, modérés as~ez aveugles pour faire le jeu des royalistes el des cléricam jusqu'au jour où ils sonL menacés d'être mangés par eux; .:antre ceux-ci il n'y a de résistance redoutée par eux el soli•le que de la part des républicains avancés ou socialistes. De son côté, Wickham se rallia, après l'arrestation de Drolhier, au système de l'opposition légale; ses correspondants furent , à Paris, les uommés d'André, ancien Constituant el futur ministre de la police de Louis X\'111, el Derger, auxquels, pour la préparation tles élections, il versa des sommes considérables. li écrivait, le 1" avril 1797, à Grenville: • Le plan que suivent ces messieurs esl vaste et sera collteux, car il s'étend ... à Ioule la France. Je n'ai cependaol pas bésilé à l'encourager dans son ensemble. J'avoue cer-
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