Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

nl'lTOIRE SOCI.HI TF. re<pondance politique el mi/itail'e du mi Josrph, l. 1 ', p. 170, 180-!Sï, 188). • Il faut, écri,·ait-il le 3 me:«idor an J\' :?I juin li\Jtj au Oirecloire, 1arlout se trouver en force. Il faut donc une unité de prnsf',•, militaire. diplomatiquo et financière• (Corre,pondancr de Napoléon l", t. I", p. :;10 : il a l'ait raison. ~his rette unilo nécessaire. c·c;t le pouvoir cet1tral, c·e,l le J,(Ou,·crnemcnl qui doit l'assurN; un commandant d'armée n'a qu'à s'occuper le mieux possible de •es O!lérntions militaires. En Lomhardie, il fil organiser des mu nicipalilé, prol'irnires; seul, le Congrès ù'Elnt réduit de treize membres à quatre fut runsené, seulement il ne pouvait rien faire ,ans l'approbation, da1h les premiers len1ps, de trois agents mililnin·s, puis du f:(•néral commandant la Lombardie; en fait, c'était Uonaparte qui •xerçail la souveraint'lé. Tout en rrnwr-ant l'aucieu régime, il allait chercher à gaznrr le, bonnes gràces de ceu, qui élaienl le pins alleints p,r les no111ellcs institutions, d<s nobles et ,les prHrcs. Si lourdes rus-eBl-rllc•s, d'une fnçon plus ou moins grnérale, rontributio, s, réc1uisilioos et réformes n'élnicnt rien à. côté des extorsions et lies excès tic toute nature r.uxquels se lh raient les vainqueurs. Aussi, à peine a\'ait-il quitlé :\lilan l't prairial-:/3 mai pour reprendre l'olfensive contre les Autrichiens, qu'une rlvolte éclatait derrière lui. Prévenu de cc fait, il revenait sur ,es pas et la réprimait impitoiable. ment à Milan, à Pa lie; dcrnient être ri-primées de la m,'me n,ani~re d'autr,•s te11tati\'es de révolte (·gaiement ducs aui spoliations el aux abus de toute sorte. En se retirant entre Trente el llovrrrclo, Ileaulieu avait Jeté une forte garnison dans .lfantoue. Len floréal 111111,i. malgré la neutralité de Yenhe, Ilonaparte avait fait occuper Cr,•ma qui rependant, la veille, avait fermé ses porte, à Ilcaulieu; le 6 prairial 2:; mai), il faisait occuper Brescia autre vil'e vénitienne; le pa•sage du Mincio dait forcé à llorghetto, au sud du Inc de Garde, le 11 ,30 m.ii), et l'armée autrichienne repassa il l'Adi((e en romp 111t les ponts. Quoique ce h'lt e11corc une ville vénitienne el sous le prétexte- il oubliait quïl avait pris l'initiative à Crema et à Brescia - que Beaulieu était pas~é par Peschicr,,, ville vénitienne, Uonaparte fairnit occuper Yérone, où le quarlicr géoéral était traosféré le :15 prairial (3 juin). Il emplo,1a une partie de ses forces à bloquer Mantoue et, s'apcrce,aul que son plan par le 'l',rol était chimérique dans les conditions où il ,e trournit, toute relra:le pou,aol lui être coupée s'il éprouvait un revcr•, il :,0ogea à se retourner contre le pa1,e a,ec qui la rupture était complète depuis l'assassinat à nome du secrétaire de la légation rrançai,e &1ssville (t:i janvier :1703).Le Directt,ire et lui allaient chercher, d'ailleurs, à imposer leurs ,·olontés aux divtrs Etats de l'Italie. Au lieu de per~btcr à fournir des renforts à l'Aulriche, et avec l'assentiment du cabinet anglais, la Cour de Naples, etirayée ùc, succès des troupes françaises, s'elJorça, dès la On de floréal \li mai 1706), de s'entendre a,ec la

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