Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

318 HISTOIRE SOCIALISTE France; mais son plénipolenliaire ne put rejoindre Donaparle que Je i3 prairial (1" juiu) à Peschiera. L'armistice donl on commença aussilôl à discuter les conditions, fui conclu le 17 (5 juin) à Drescia el signé le lendemain à Milan (Rome, Naples et le Directoire, par Jcseph du Teil, p. i19). Le roi des Deux-Siciles fermait ses ports aux Anghis el s'engageait à négocier un traité de pai, avec la République. A celle même époque, Bonaparle cherchait à entrainer Venise contre rAulriche; le gouvernement vénitien dont on commençait à exploiter indignement la faiblesse, en attendant de faire pis, consenlil bien à laisser occuper ses places fortes el à fournir des vivres el des approvisionnements de guerre à crédit, mais il décidait de persister dans sa ueutraliLé désarmée. Sur la demande de Delacroix, ministre des relalionsexlérieures, il avail tail signifier, le 14 avril, au futur Louis XVIII tl'nvoir à <JUiller \'érone. Le pape que la nouvelle atlilude de Ferdinand IV livrait à un isolement dépourvu de splendeur, avait bien songé à imiter celui-ci; mais ses velléités d'accommodement n'avaient pas été admises: on voulait lui tirer plus •1u'il n'aurait vraisemblablement accordé. Donaparle se ren<lail, le 29 prairial (17 Juin), à Modèno el ~·armée pénétrait dans le, Etals i,onli6caux; Ferrare ouvrait ses portes ùAugercau qui, le l" messidor(19 juin), eutrail à Bologne où Bonaparle arrivait le soir. Pie VI on passa par ses conditions el un armistice était conclu, le 6 (24 juin), à Bologne, où les trour,es françaises restaient ainsi qu'à Ferrare; le pape s'engageait à payer 21 millions, donl 15 el demi en espèces, el à livrer 500 manuscrits el 100 lableaux ou objels cl'arl au cboix; parmi les derniers, le fulur César, loujours cabotin, faisait menlionner le busle du « patriote ~Iarcus Drutus ». Le O (27 juin), une division dont on avait annoncé au gouvernement Loscan, allié de la France, la marche sur !\orne par Sienne, se rabaltail brusquement, après avoir passé !'Arno, sur Li vourne où elle entrail sans opposition; les vai,seaux anglais qu'on complait capturer, avaient quillé le port, mais on saisit pour plusieurs millions de marchandises; celle opéra lion sur terriloire neutre élail une coupable violation du droit des gens. Par représailles, les Ans lais, le 9 juillet, s'installaient à Porto-Ferrajo, dans l'ile d'Elbe. Lors d'une entrevue que Bonaparte eut, le i2 messidor (30 juin), à Florence avec le grand-duc, celui-oi contre mauvaise fortune 6l bonne figure. C'est à Florence que Bonaparte reçut la nouvelle de la capitulation de la citadelle de Milan (U messidor-29 Juin). Mais il allait a,oir à soutenir le deuxième assaut de l'Aulriche, Wurmser qui avait quillé, le 18 juin, l'Allemagne pour remplacer Beaulieu en Italie, ne commença ses opéra lions que le 22 messidor (10 juillet). Les troupes qu'il avait réunies dans le Ti roi, descendirent les deux rives du lac de Garde el, après avoir lJallu deux divisions françaises, elles se portèrent, les unes (18000 hommes) avec Quosdanovich, à, l'ouest du lac, sur Brescia où elles pénétrèrent, les autres (32 000 hommes), à l'est, sur Peschiera el Vérone

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