Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

ll!STUlllE SOCIALISTE du conlrôleur des dépemes de l'armce d'llalie écrivant déjà le 7 germinal an I \' (2î mars i706) : « Je regarde dès à pré,ent la caisse comme étant à la discrétion du général en chef•· • Jienacé par le général ll"Mre fu,illé sur-lechamp sïl apportait aucunr cntraYC à se:, mc~ures, il n'in:,i"ilaplus sur le maintien des principes», lit-on dans un autre rapport qui aj,ntte: "la volonté du général a remplacé la Constitution » (A F 11118::i). L'armistke contlu avec le Pi, mont, Ilona parte s'étail tourné contrr Jrs Autrichiens restés seuls et qui, le 13 floréal (2 mai), étaient pas-és sur la rilc gauche du PO, en a1ant de Pavie. Après s'être par la peur assuré de la neutralité du duc de Parme, il ordonnait une marche forcée, qui I orlail, le 18 (7 mai), rnn armée à Plaisance où,à son tour, elle pas,ail Je Pô. Le 20(9 mai) Beaulieu voulan l se relrancher derrière l'.\dda, arrivait à Lodi. Le 21 (10 mai), le pont de Lodi qui allait donner lieu it de$ récits im raisemblahles el à des boniments hyperholique,· (Bouvier, Idem, p. 530-532), étail enlevé; l'ennemi se repliait sur le }lincio. Les peti:s princes italiens ne songeant qu'à lniter, Bonaparte avail signé, le ~O(9 mai), une suspension d'armes !·ar laquelle le duc de Parme s'engageait it payer deux millions el à fournir des app:ovi-ionnemenls. Le duc de 11odène s'était enfui à Ycni,e; il envoya un plénipotentiaire qui traitait, le 28(tîmai),moyennanl sept millions et demi rn csprcc•, deux millions et demi dr munitions et denrées diverse, el vingt taLleaux au choix. Ce que Dnnaparte \'Oulait par dessus tout, c'était s'imposer à l'opinion publique; de là, ses bulletins répété, el ronflants où il se faisait tc,uiours valoir, souvent aux dépens des autres, les vingt et un drapeaux ennemis portés à Pari~ par Junot. les no,rts des grenadier. qui avaient passé le pont de Lodi directement transmis au, rléparlements dont ils étaient originaires. Cette audacieuse réclame cul les résultat, espérés. En France on ne parla plus que d,i lui, cl le Directoire n'osa pas réa~ir contre cet enthou,iasme l,abileruent entretenu. li organisa aci Champ de Mars, le iO prairial (~>O mai), la fêle de la Victoire l"Olée le 17 floréal (0 mai) par le~ Cinq-Cents el le lendemain par les Anciens; il ratif!a tout ce que Donaparte avait fail contrairement à ses instructions; il essaya cependant de réfréner son excessive et inquiétante indépendance. Toul en le félicitant, il repo11ssa son plan de pénétrer dans le Tiro] et l'avisa, par lettre expédiée le i8 floréal (7 mai) el reçue le 24 (13 mai), que i'armée d'Italie était divisée en deu, corps . l'un, sou:; ses ordres, devait agir contre Livourne, le pape el Naples; l'autre, confié à Kellermann, opérerait en Lombardie; Saliceti, commissaire du gouvernement, aurait à conduire les négociations diplomatiques. Ce dernier avait été mis, dès le début, près de Bonaparte. parce qu'on savait qu'apr~s avoir élé son protecteur, il était devenu, pour des raisons de ménage, parall-il, son adversaire; on complait qu'il le surveillerait. C'était, d'ailleurs, d'après Ilaudot (Notes his/oriques sur la Conventio11, p. 0) • une e,pèce de BonaparLe en petil, un

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