344 IIISTOlllE SOCIALISTE facilitèrent, le lendemain malin, une revanche 1110111enlané:e dans la 30irée même du 26 (1::; avril}, ils devaient ballre en retraite et se retiraient à Acqui. Dien qu'ayant, le 27 (16 avril), repoussé avec s,,ccès un assaut, Colli, qu,• la capilulalion de Provera isolait de l'ar née autrichienne, se relira bientôt vers :llondol'Ï où il était vaincu le 2 floréal (21 avril). Dès le 4 (23 avril), il propo• sait de suspendre les hostilités. Oonaparte répondait que l_es né~ociations pour la paix étaient réservées au Directoire; mais qu'en attendant. il serait disposé à accorder un al'mistice si, comme gage de sincérité, lê roi de Sardaigne lui li, rait « deux des trois fort~resscs de Coni, de Tortona et d' Alexandrie» (Idem, p. 413) et, continuant à avancer, ~!asséna s'emparait de Cherasco le 6 (25 avril), et Aug•rcau d'Alba le 7 (26 avril). Le 8 (27 avril), les pourparlérs commençaient a,•cc Colli et, finalement, la cour de Turia acceptait les conditions de Bonaparle <Jui, aussitôt, exigea les trois forteresses au lieu de deux; l'armistice était signé, le 9 (28 avril), à Cherasco. Cc faisan!, Oonapartc empiétait sur les allributions du Direcloire; pour en obtenir la ratification de cet 3Cte, il le prit par son faible et lui promit des millious. Le 26 floréal (15 mai), un traité de paix avec la Sardaigne, signé à Pari~, cédait à la Fiance la Savoie et Nice sans prévoir d3 compensation pour le roi; en le dédomm~gcant en llalic au détriment tlc l'Autriche, on l'aurait ga~né; en stipulant des garanties pour les populations qui seraient passées sous ·on gouvernement, en obtenant pour elles les r6rorme, par elles rcvpqdi,1uées, on aurait gagné les populations. Au lieu de cela, du roi, en l'humili.anl, on se fit•un ennèmi n'attendant qu'une occasion favorable pour reprendre les armes, et on ail dt s'aliéner le peuple en ne tenant compte de· lui que pour le pressurer. L'odieux cabotinage ~e Bonaparte se manifesta èans toutes les circonstances. En enlrant en campagne, il déchaina la cupidité des olficiers et des soldats et leur montra l'llalie comme une riche proie à partager; lorsqu'ils appliquèrent ses cyniques leçons, il alîecta une indignation provisoire et, le 5 floréal (24.avril), il (crivail au Directoire que les officiers, s us-officiers et soldats, coupables d'avoir pris ses excitations àu pied de la lettre, se livraient « à des excès de fureur quj fonl rougir d'être homme » (Correspondance de Napoléon l", l. li, p. 208). li s'était concilié les soldats en se montrant sé,·èrc à l'égard des employés des fournisseurs; mais son austérité hypocrite qui sut amasser rapidement une grosse forlune, - aprè~ avoir rappelé que Bonaparte prétendait à Sainte -Hélène être rentré de sa campagne d'Italie avec moins de trois cent mille francs, un historien bonapartiste, M. Frédéric Masson, a écrit : « li est très vr9isemblable que, dans ses souvenirs, il s'est trompé d'un zéro ... il avait sans doute plutôt trois millions que trois cent mille francs. • ( Napoléon el sa famille, t. 1.. , p. 211) - protégeait les fournisseurs contre la CO!lcurrenee des soldats qui pillaient ce que i,s autres tenaient à accaparer et, s'il Ot quelques exemples, il ne lrappa que des petits. li y a aux Archives natlonales(AF 111, H4) une lettre
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